Cinéma

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

La Haine, un film de Mathieu Kassovitz : Critique

Durant 24H, on va suivre Vinz (Vincent Cassel), Hubert (Hubert Koundé) et Saïd (Saïd Taghmaoui), trois jeunes vivant dans une cité de la banlieue Parisienne. On les retrouve après une nuit d'émeutes. Leur ami Abdel Ichah est entre la vie et la mort, hospitalisé suite à une interpellation musclée. Ils représentent la génération "black-blanc-beur", celle de la France multiculturelle, censée être celle d'un pays en pleine évolution, dont le point d'orgue sera la coupe du monde de football de 1998.

San Andreas, un film de Brad Peyton : Critique

San Andreas fait office de cas d’école dans tout ce qu’il ne faut pas faire au cinéma, ici rien ne fonctionne que ce soit sur le spectacle ou l’émotion. Un nanar à l'état pur.

Plus fort que les bombes : le drame norvégien arrive aux U.S.A.

Après sa présentation à Cannes, Plus fort que les bombes, le drame familial norvégien de Joachim Trier avec Isabelle Huppert et Jesse Eisenberg sera diffusé au Nord des U.S.A. par la compagnie The Orchads.

Mia Madre, un film de Nanni Moretti : critique

Le film est un véritable torrent d'émotions tant il fait de l'appartement de la mère, formidablement incarnée, un lieu de mémoire, de consécration de la culture, un lieu où toute une vie défile en quelques plans aériens.

Les Cowboys, un film de Thomas Bidegain : critique

"Les Cowboys" est un tableau ambitieux, celui d'une famille tout autant qu'un voyage à la poursuite d'une jeune fille convertie à l'islam radical par amour.

L’année prochaine, un film de Vania Leturcq : Critique

« L’année prochaine » est un film sensible et agréable à voir sur la fin de l’innocence, un sujet toujours intrigant...

Être, un film de Fara Sene : Critique

Le parcours de chaque personnage, réduit sur 24 heures, passe par des moments aussi émouvants que prévisibles. Mais, si la fin de leur journée n’est pas forcément celle que l’on ne s’était pas empêcher de prédire...

Maggie, un film de Henry Hobson : Critique

Maggie dispose d’un charme indéniable et soulève des interrogations pertinentes et passionnantes si on s’intéresse avant tout à la fonction symbolique de l’œuvre...

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