Cinéma

Aaahh Belinda : pépite féministe du cinéma turc

Fort d’un dispositif mêlant confusion des réalités et dédoublement des identités, Aaahh Belinda d’Atıf Yılmaz s’affirme comme un conte féministe moderne, à la croisée de la comédie, du fantastique et de la fable allégorique. Derrière une esthétique parfois modeste, le film révèle une richesse de lecture et une portée politique affirmée : en faisant basculer Serap dans la vie de Naciye, il montre combien le quotidien constitue à la fois le lieu de la domination et le premier espace de résistance.

Mortal Kombat II : Flawless Surrender

Le tournoi était la promesse manquante du reboot de 2021, son péché originel, la colonne vertébrale mythologique de la franchise réduite à une note de bas de page. "Mortal Kombat II" arrive donc chargé d'une dette et d'un espoir sincère : non pas que le film soit grand et révolutionnaire, mais qu'il sache enfin ce qu'il veut être. Warner Bros. avait misé gros sur l'événement, repoussant la sortie de plusieurs mois pour lui donner toute l'envergure d'un blockbuster estival. Mais dans l'histoire de cette franchise au cinéma, savoir ce qu'on veut sans savoir comment le faire, c'est une fatalité qui se répète.

Mon grand frère et moi : portrait d’un homme encombrant

Que reste-t-il d'un homme après sa disparition ? Des objets éparpillés, quelques photos jaunies, et surtout les souvenirs contradictoires de ceux qui l'ont connu. Ryōta Nakano filme ce qui subsiste dans les interstices du deuil : cette étrange cohabitation entre rancœur et tendresse, entre le besoin d'oublier et l'urgence de comprendre. "Mon grand frère et moi" est une enquête intime sur l'absent, menée par ceux qu'il a laissé derrière lui.

Les acteurs-icônes : James Dean

Jimmy D représentera ce symbole de renouveau. La première icône de la pop culture ? Luttant contre le star system hollywoodien, il est devenu malgré lui l'effigie de toute une génération. Avec trois films à son actifs, le jeune homme éternellement âgé de 24 ans, mais aux traits cernés le vieillissant facilement de plusieurs années, conserve l'éclat et la fureur de vivre d'il y a 60 ans.

The program, un film de Stephen Frears : critique

Alors que Lance Armstrong a tenté de se refaire une image lors du dernier tour de France, The program sort à point nommé pour nous rappeler à quel point ses victoires n'ont été que tricherie. Mais y-a-t-il aussi du cinéma dans cette dénonciation des années dopage ?

Game Of Thrones saison 6 : Les Scoops !

Voici les dernières actualités exclusives sur la série Game Of Thrones saison 6 en direct de l'Irlande du Nord en attendant qu'elle soit diffusée sur la chaîne HBO au Printemps 2016.

Kill Your Friends, un film d’Owen Harris : Critique

Avec ses allures d'ersatz d'American Psycho, Kill Your Friends a tout du film déjà-vu. Est-ce-que la performance de Nicholas Hoult et la mise en scène d'Owen Harris seront suffisantes pour magnifier un sujet aussi subversif ?

Le Limier, un film de Kenneth Branagh : Critique

Le Limier de Kenneth Branagh est une adaptation du film éponyme de Joseph L. ManKiewicz avec Michael Caine et Jude Law dans un duel machiavélique et un scénario malicieux de Harold Pinter. Le film a été récompensé par le Lion d'Or à la Mostra de Venise en 2007.

Youth, un film de Paolo Sorrentino : Critique

Le réalisateur italien Paolo Sorrentino n'a peur de rien, ne recule devant rien, et le prouve encore avec son nouveau film, Youth. Peu avare de son art, au risque de la démesure, il nous livre un film qui vaut toutes les peines du monde d'être vu.

Life, un film d’Anton Corbijn: Critique

Rendre hommage à l'icone d'une génération charnière entre la victoire de 1945 et le mouvement hippie est des plus louables, mais le faire à travers l'histoire d'une série de photos est-elle la meilleure approche pour capter l'aura magnétique de la star ?

Prémonitions (Solace), un film de Afonso Poyart : Critique

Solace est une série B efficace et bien sentie. Malgré des défauts évidents comme quelques maladresses de mise en scène et un récit bien trop prévisible, le film compense par le traitement sincère et touchant d'un sujet fort que l'on ne voyait pas nécessairement venir.

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