Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
La viscéralité est donc l'atout premier de cette oeuvre brute et pleine d'énergie, mais au détriment d'autres atouts qui auraient été nécessaires. [...] Certaines scènes sont époustouflantes et la déflagration résonne par ellipses. L'effet yo-yo perturbe les sens. Entre ennuis et admiration, Les Suffragettes ne cesse d'osciller entre deux émotions contraires. La faute à l'agencement trop ordonné de l'intrigue qui elle-même manque de spontanéité.
Il est difficile de croire que l’une des périodes les plus fastes de la (courte) histoire du cinéma était aliénée à ce point par une administration qui contrôlait tout ce qui était dit, tout ce qui était montré. Difficile de croire également, que pesait sur chaque réalisateur, sur chaque scénariste cette épée de Damoclès faite de morale et de bienséance
Malgré un casting plein de talent et un sujet prometteur traité de façon émouvante, Les anarchistes laisse derrière lui un certain gout d’inachevé. Ce sentiment est en partie la faute à un décalage entre son scénario qui tente de capter un esprit plein de violence et sa mise en scène éthérée et bien trop sage.
Bad Boy Bubby de l'australien Rolf de Heer n'a pas pris une ride depuis sa première sortie en 1993. Satire féroce, conte poétique, film expérimental, il est tout ça à la fois, pour le plus grand bonheur des cinéphiles. Retour sur un film culte, de nouveau en salles ce 11 Novembre 2015.
Sat
C'est en effet le problème, en se fixant comme objectif de toucher le "grand public", Pascale Pouzadoux se perd dans les clichés habituels. [...]L'ensemble reste donc à la surface sur la terrible acceptation des proches face à la volonté de mourir. Le paradoxe se crée et le spectateur est tendu entre ennui pathétique et rigidité solennelle.
Bang Gang (une histoire d'amour moderne) ou les amours orgiaques d'une bande de lycéens qui découvrent le sexe. Ce teen movie français d'Eva Husson tente de se départir de certains passages obligés du film d'adolescents, elle n'y parvient qu'à moitié.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »