Entre un scénario prévisible, des incohérences avec le canon établi et des excursions dans le Lointain sans ambition visuelle, ce sixième épisode déçoit malgré quelques bonnes idées.
Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
Deux ans après sa réalisation, son exposition en festival et les problèmes juridiques qui ont rendus difficiles son exploitation ont permis à ce documentaire d'acquérir une certaine notoriété dans les milieux cinéphiliques. Il est certain que ce qu'il raconte du cinéma, à travers l'exemple de ce projet un peu fou qui n'a jamais pu aboutir, est assez intéressant à découvrir. Il est au moins indispensables aux fans de science-fiction et du cinéma iconoclaste de Jodorowsky.
La saga Divergente revient pour un troisième film qui nous promet des explications en allant au-delà du mur, mais se vautre plus encore dans un non-sens total.
Nina Forever perturbe et fait couler de l'encre ; c'est ce qui nous a plu d'emblée dans ce film déjanté et très perspicace des Frères Blaine. L'humour so british est rehaussé par la performance intuitive et « couillue » des deux actrices Abigail Hardingham et Fiona O'Shaughnessy. Un duo pervers au charme irrésistible !
Une histoire de coup de foudre sur la vie gay et la question du sida, Théo et Hugo dans le même bateau est un récit en temps réel d'après le modèle de Varda...
Ben Stiller revient dans les salles obscures avec Zoolander 2, suite malade vidée du génie en puissance de l'acteur-réalisateur-scénariste. Au programme : un délire replié sur lui-même et une orgie de stars.
No home movie est le dernier film de Chantal Akerman. Cette œuvre posthume met en scène la mère de la réalisatrice, une vieille dame dont la vie a été marquée par la Shoah de manière indélébile. Le film est un florilège des échanges entre une mère et sa fille.
Malgré son pitch et son casting aguicheurs, le second film de Pierre Godeau n'arrive jamais à cerner ce qui faisait le sel de l'histoire vraie dont il est tiré, à savoir l’ambiguïté des sentiments, la vision romanesque d'une volonté d'émancipation sociale et le rapport de dominant/dominé entre les deux amants. Au lieu de ça, ce n'est que d'un adultère presque anecdotique, dont le contexte carcéral est trop rapidement écarté de la dramaturgie, dont nous sommes témoins.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »