Jason Statham traque ceux qui l'ont piégé à bord d'un cargo hostile, dans ce thriller de Jean-François Richet. La mécanique de "Mutiny" est bien huilée par endroits, notamment lors du combat final, mais le récit patine et le huis clos promis ne se referme jamais vraiment sur son héros.
Réclamée par la Toho, la suite du "Garde du corps" (1962) mise en scène par Kurosawa réussit l’exploit de s’inscrire dans une continuité thématique tout en adoptant une tonalité qui en est le contrepied, troquant le cynisme et la violence du premier pour l’humour et l’observation qui évite de verser le sang. Porté par un Toshiro Mifune parfait dans la reprise de son rôle de ronin fruste, "Sanjuro" est un sommet de l’art de la mise en scène du maître nippon : concis, limpide, intelligent, esthétique, drôle, un brin provocateur. En un mot : jubilatoire.
"Wake in Fright" a électrisé Cannes en 1971, disparu pendant 40 ans, puis ressurgi comme le mythe fondateur du cinéma australien. Un instituteur s'enlise dans une ville minière où l'hospitalité se boit comme une sommation. 55 ans après, sa brutalité n'a rien perdu de son mordant.
Piper, un magnifique et irrésistible court-métrage d'animation qui a servi de préambule au film Le Monde de Dory lors de sa sortie dans les salles le 22 juin 2016.
Si le projet jouit de qualités indéniables (on misera sur le casting très en phase et un visuel léché et très psychédélique), force est d'admettre que Doctor Strange est une oeuvre marvelienne dans le plus pur sens du terme, quitte à en reprendre les mêmes travers. Original mais très inégal en somme.
La fille de Brest, 5e long métrage de la réalisatrice Emmanuelle Bercot, est un film-dossier très réussi. Elle y retrace, à travers les yeux d'Irène Frachon (interprétée par l'actrice danoise Sidse Babett Knudsen), le combat contre le médiator. Sans rien épargner au spectateur de la souffrance de la chair comme de l'histoire d'une femme qui monte au front, Bercot fait presque un film de guerre. Elle n'a rien à envier aux américains, spécialistes de l'investigation au cinéma, et ce, malgré quelques longueurs. Le film sort en salles le 23 novembre.
La sixième édition du Paris International Fantastic Film Festival va se dérouler début décembre (du 6 au 11) au Max Linder Panorama. Après le lancement d’une campagne de financement participatif il y a quelques semaines, les organisateurs viennent de dévoiler les dix premiers films qui seront projetés pendant ces six jours renversants au cœur du meilleur du cinéma fantastique, d’horreur et de genre. La sélection s’annonce très éclectique. Les long-métrages viennent d’horizons très différents.
Et vous, que feriez-vous si votre meilleur ami vous appelait au secours en pleine nuit, coincé sur le bord de la route à plus d'une heure de chez vous? Cette question épineuse est le cœur de la comédie de Michael Cohen, qui interroge ainsi le véritable sens de l'amitié entre 2 hommes dans la fleur de l'âge. Est-ce justement une bonne occasion de franche rigolade entre amis ou vous en voudront-ils de les emmener voir une énième comédie de mœurs putassière?
Le cinéaste allemand Florian Henckel von Donnersmarck, lauréat de l’Oscar pour le meilleur film étranger avec La Vie des Autres en 2007, s’apprête à adapter Thorgal pour le petit écran. Cette bande dessinée belge d’heroic fantasy a été créée en 1977 par Jean Van Hamme et Grzegorz Rosinski. La relève de Game of Thrones et Vikings est assurée.
Icare, qui préfère qu'on l'appelle Courgette, vit avec sa mère alcoolique jusqu'à ce que celle-ci décède accidentellement. Il se retrouve au foyer des Fontaines avec d'autres enfants qui n'ont pas eu de chance dans leur vie. Au milieu de ce petit groupe il apprend de nouveau à aimer et être aimé.
Dans un monde post-apocalyptique qui ne tourne déjà plus très rond, quatre rockeurs morts-vivants doivent réunir les reliques sacrées du rock’n’roll. Arnaud Le Gouëfflec et Julien Solé signent un road-trip furieux et absurdement réjouissant.
Entre montée des populismes, guerres hybrides, défiance envers les institutions et avènement des réseaux sociaux, la désinformation est devenue l'un des grands enjeux démocratiques de notre époque. Avec "La Désinformation", Grégoire Darcy propose une synthèse ambitieuse des connaissances scientifiques sur le sujet.
En imaginant la rencontre du jeune Charles Dickens avec Oliver, enfant des rues et alouette de la Tamise, Philippe Charlot et Manu Cassier font de Mudlarks le récit d’une double initiation : celle d’un garçon brutalement confronté à la misère londonienne et celle d’un futur écrivain découvrant, au contact des oubliés, la matière humaine de son œuvre.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »