Michael Cimino : Mort du réalisateur à l’âge de 77 ans

Michael Cimino : la fin du voyage pour un cinéaste de génie

Après les décès récents de Nicole Courcel, Bud Spencer et Anton Yelchin, le monde du cinéma est de nouveau en deuil. Une légende vivante du cinéma américain s’est éteinte ce samedi 02 Juillet 2016. Le réalisateur américain Michael Cimino est décédé à l’âge de 77 ans. Il avait réalisé de nombreux chefs-d’oeuvres dans sa carrière cinématographique comme Voyage au bout de l’enfer, La Porte du Paradis ou bien encore L’Année du dragon.

De très nombreux cinéphiles seront bouleversés à l’annonce de cette bien triste nouvelle. Ses films ont marqué des générations entières de passionnés du cinéma.

Michael Cimino pouvait être considéré comme un véritable auteur qui a marqué et forgé le cinéma américain de son empreinte à la période du nouvel Hollywood.

Michael Cimino n’avait pas réalisé de films depuis plus de vingt ans (Sunchaser en 1995). Il était considéré comme l’une des rares légendes vivantes du cinéma américain encore en vie.

Après des études à Yale, Michael Cimino avait commencé sa carrière en réalisant des documentaires et en travaillant pour la publicité. Il fait ses premiers pas de réalisateur à Hollywood en 1974 avec le film Le Canardeur avec Clint Eastwood.

Quatre ans plus tard, il réalise Voyage au bout de l’enfer. Les spectateurs découvrent dans ce film culte le destin de trois amis confrontés à la guerre du Vietnam. Robert de Niro et Christopher Walken livrent des performances d’acteurs inoubliables dans ce film devenu l’un des grands classiques du cinéma américain. Voyage au bout de l’enfer remporte 5 Oscars et Michael Cimino celui de meilleur réalisateur.

Son film suivant, La porte du paradis, un western retraçant les conflits et les luttes territoriales entre des éleveurs anglo-saxons et des colons à l’époque de l’Ouest, fut incompris. A sa sortie, le film connut un échec commercial et critique qui blessa terriblement Cimino. Longtemps jugé comme un film maudit, La porte du paradis a été réévalué au fil des années et est dorénavant considéré à sa juste valeur, comme l’une des perles de Cimino.

Cimino tourna par la suite L’année du dragon, avec Mickey Rourke, véritable plongée dans la mafia chinoise aux USA.

Cimino tourna d’autres films dans les années 80 et 90 : Le Sicilien, La Maison des otages et The Sunchaser (son dernier film).

Le réalisateur américain travaillait depuis plusieurs années sur l’adaptation de La condition humaine, d’André Malraux.

Michale Cimino laisse un grand vide aux Etats-Unis et à Hollywood qui semble se perdre de plus en plus dans les blockbusters et les adaptations de comics  au regard des sorties de cet été 2016.

Festival

FIFAM 2026 : la programmation et l’affiche se dévoilent

Mercredi 8 juillet, le Fifam a dévoilé son affiche et les grandes lignes de sa programmation. L’occasion également pour le nouveau directeur artistique, Dominique Olier, de s’exprimer sur les orientations du festival à venir. À l’issue de cette présentation au Ciné St-Leu, les spectateurs ont découvert en avant-première le film de Louis Clichy, Le Corset. Le long-métrage d’animation annonce l’entrée, dans la sélection officielle, d’une section dédiée au cinéma d’animation. Un très beau film habité par l’enfance, le monde agricole et la musique. Le festival se déroulera du 13 au 21 novembre 2026, dans les salles du Ciné St-Leu et de la Maison de la Culture d’Amiens !

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Newsletter

À ne pas manquer

Cotton Queen : au bout du fil

Premier long métrage de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani, "Cotton Queen" suit Nafisa, adolescente élevée dans un village cotonnier du Soudan, tiraillée entre les récits coloniaux de sa grand-mère et l'arrivée d'un homme d'affaires venu imposer ses graines génétiquement modifiées. Un film sobre sur l'émancipation et la mémoire.

Une affaire turque : Famille, je vous tais

Dans "Une affaire turque", Hüseyin Aydin Gürsoy filme moins un thriller qu'une faille : celle d'un homme pris entre deux mondes qui ne lui pardonnent pas d'appartenir à l'autre. Avec une mise en scène sensible, le cinéaste ausculte les stigmates invisibles du transfuge, et fait de Lionel Erdogan un héros fracturé dont le vrai combat n'est pas judiciaire, mais existentiel.

« Spider-Man : Brand New Day » s’entoile encore trop dans le MCU, malgré d’excellentes qualités

"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.

Le Triangle d’or : sous le palais, la cage

Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz. 

Gavagai, et autres malentendus : du postcolonialisme mou

"Gavagai" entend nous instruire de la grande affaire des rapports post-coloniaux, mais n'aboutit qu'à un petit drame sans aspérité.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.