Critiques films

RRR : le blockbuster tollywoodien qui a conquis le monde

« RRR », blockbuster oscarisé de S.S. Rajamouli, débarque enfin sur les écrans français. Cette fresque indienne raconte l'amitié explosive entre deux résistants à la colonisation britannique, entre danses endiablées, action spectaculaire et démesure mythologique assumée, portée par deux acteurs habités. Une œuvre à chérir avec passion et amusement !

Sur la route d’Omaha : le pari de la retenue

Présenté au Festival de Sundance et à Deauville en 2025, "Sur la route d'Omaha" suit un père et ses deux enfants contraints de quitter leur maison du jour au lendemain. Sans jamais céder au misérabilisme, Cole Webley signe un road movie d'une grande délicatesse, où chaque étape révèle ce qu'une famille tente encore de préserver lorsque tout semble lui échapper.

Les Maîtres de l’univers (2026) : les muscles froissés

Adoré en mème depuis quarante ans, boudé en salle cet été, le nouveau "Les Maîtres de l'Univers" prouve qu'aimer un souvenir ne suffit pas à remplir un cinéma. Sorti en catimini en streaming sur Prime Video, le reboot de Travis Knight révèle la fracture entre ferveur nostalgique en ligne et indifférence bien réelle du public devant l'écran. Un nouvel échec pour Musclor et son épée magique.

Avé de Konstantin Bojanov : Critique du film

L'histoire débute à Sofia, capitale du pays, où cet adolescent, frêle et chétif pratique l'auto-stop au bord d'une autoroute pour rejoindre une ville plus au nord. Apparaît alors cette gamine espiègle et peu farouche dont on ne sait trop quoi penser au premier abord.

Transformers 4 : L’Âge de l’extinction, un film de Michael Bay : Critique

On ne peut pas reprocher à Transformers 4 d'être ainsi ultra-formaté, et de suivre tous les codes du film d'action un peu décérébré que ses prédécesseurs ont aidé à élever au rang de modèle...

Bad Words de Jason Bateman : Critique du film

Bad words : Pour un premier essai, c'est une belle réussite. La photographie est aussi sombre que l'humour noir qui imprègne chaque scène. Une comédie qui mérite une séance de rattrapage, un petit bijou d'humour...

Devdas de Sanjay Leela Bhansali : Critique du film

Fonctionnant sur un rythme frénétique particulièrement envoûtant et proposant une lecture radicalement différente de ce à quoi l'on pouvait s'attendre, le réalisateur nous propose une oeuvre unique en son genre...

On a failli être amies de Anne Le Ny : Critique du film

On A Failli Être Amies a failli être réussi, plutôt plusieurs films qui auraient pu être réussis et qui, mêlés les uns aux autres, font un amalgame souvent indigeste malgré le fait que quelques bons moments le traversent.

In the Mood For Love de Wong Kar-wai : Critique

In the Mood For Love : un film réalisé par un enchanteur de l’image, Wong Kar Wai, réputé pour son talent pictural. D’une histoire d’amour, il tire une galerie de peinture, parvenant à transmettre par sa mise en scène, par ses cadrages purement plastiques, les plus fortes émotions que peuvent ressentir deux êtres épris.

Albert à l’Ouest de Seth MacFarlane : Critique du film

Pour son second film, Albert à l'Ouest, Mac Farlane fait le choix de voir plus grand. Fini le confort de Boston, place aux plaines désolées de l'Ouest américain, pour une comédie toujours aussi décalée prenant pour cadre l'univers du western.

Jimmy’s Hall, un film de Ken Loach : Critique

De manière documentaire, Jimmy’s Hall installe son décor dans la campagne irlandaise, verdoyante et brumeuse ; une image belle et lisse de plaines et paysages typiques.

Newsletter

À ne pas manquer

« Les Gendarmes : L’album du film » : en coulisses

À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma. 

« L’Odyssée » : un monument de la littérature adapté en BD

Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif. 

L’homme gribouillé, à l’aspect monstrueux

« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ? - Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de… - Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ? - Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh… - Répugnant. Oui - … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a… - … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble ! - Franchement, je préférerais pas… - Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard. - Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »

« Naïs » : la force du renoncement

En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.

« Les Adieux ne durent jamais » : le voyage comme ultime conversation

Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.