"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Après Dumas, le cinéma français s’attaque à Victor Hugo. Avec Vincent Lindon et Tahar Rahim, Fred Cavayé livre des "Misérables" léchés, bien interprétés, mais sans souffle ni colère. Une fresque qui ne saisit pas l’âme du roman et ne se l’approprie pas non plus, à l’inverse de Ladj Ly.
L'histoire est une parodie du Nouveau Testament racontée au travers de la fille de Dieu, Ea. Elle est l’héroïne de cette épopée et part en quête de six nouveaux apôtres. Entre alors en scène des personnages hauts en couleurs et pourtant banaux, interprétés par des acteurs de renom.
A Love You est une comédie hilarante de Paul Lefèvre distribuée par Luc Besson avec Antoine Gouy, Fanny Valette, Paul Lefèvre et Dominique Pinon. Un vrai bijou tendre et déjanté qui promet de devenir un succès !
Masaan, premier long métrage de Neeraj Ghaywan, a été récompensé à Cannes par la sélection Un Certain Regard. Le film suit et mêle les destinées de quatre personnages issus de différentes classes sociales de la société indienne.
Première image de cet étrange Valley of love - tout autant qualifié de chef d'oeuvre que de nanar par la presse - Isabelle Huppert de dos, immédiatement reconnaissable, serpente, fragile, un long chemin. Le monde des vivants semble lui échapper, elle est déconnectée.
Stand, c’est le second long-métrage du jeune réalisateur Jonathan Taieb : un film engagé, fort, à la fois très doux et très violent, marqué d’un réalisme intemporel et poétique.
Vice-Versa, la dernière animation de Pixar, nous entraîne au coeur de la pensée d'une petite fille de 11 ans dirigée par ses émotions : Joie, Tristesse, Peur, Dégoût et Colère. Cinq personnages attachants qui expliquent en images comment se régulent notre réflexion et nos comportements.
Sorti en DVD le 15 mai 2015, The Dark Valley est un thriller western à l'ambiance trouble et pesante qui se déroule dans un village coupé du monde, entouré de montagnes et de forêts et où règnent le vieux Brenner et ses six fils, sorte de Mafia locale. Les habitants, étranges et inquiétants, cachent un lourd secret...
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.