Critiques films

I Want Your Sex : l’apocalypse fait de la résistance

Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.

RRR : le blockbuster tollywoodien qui a conquis le monde

« RRR », blockbuster oscarisé de S.S. Rajamouli, débarque enfin sur les écrans français. Cette fresque indienne raconte l'amitié explosive entre deux résistants à la colonisation britannique, entre danses endiablées, action spectaculaire et démesure mythologique assumée, portée par deux acteurs habités. Une œuvre à chérir avec passion et amusement !

Sur la route d’Omaha : le pari de la retenue

Présenté au Festival de Sundance et à Deauville en 2025, "Sur la route d'Omaha" suit un père et ses deux enfants contraints de quitter leur maison du jour au lendemain. Sans jamais céder au misérabilisme, Cole Webley signe un road movie d'une grande délicatesse, où chaque étape révèle ce qu'une famille tente encore de préserver lorsque tout semble lui échapper.

Les Elues, un film de David Pablos : critique

Deuxième long-métrage du réalisateur David Pablos, Les Élues "Las Elegidas" sélectionné dans la catégorie Un Certain Regard, dépeint l'enfer de la prostitution forcée au Mexique avec une force inattendue.

Dope, un film de Rick Famuyiwa : Critique

Les événements vont mettre en relation Malcom Diggy et Jib et chambouler leurs futurs. Dans leur quartier la réussite sociale est difficile à aller chercher. Dope, un film aux personnages attachants. Une séance cinéma qui procure une joie non dissimulée.

Jurassic World, un film de Colin Trevorrow : Critique

Jurassic World est un mauvais film qui, malgré ses quelques bonnes idées et intentions, est mal écrit, parfois maladroitement interprété et manquant cruellement d'âme. Il cite son aîné sans jamais vraiment le comprendre et ne parvient pas à ériger sa propre voie.

Casa Grande, un film de Fellipe Barbosa: critique

En distribuant les torts et les raisons indépendamment ou presque de la géographie sociale, Casa Grande évite habilement de tomber, ni, dans une démagogie inefficace, ni dans un didactisme lourdaud sur la relation dominé/dominant.

Un Français, un film de Diastème: critique

Film polémique traitant des mouvement ultra-racistes en France, avec une gravité rarement présente au cinéma, Un Français parvient-il à nous faire comprendre le cheminement intérieur de ces individus aussi dangereux que détestables?

Dégradé, un film de Tarzan et Arab Nasser : critique

"Dégradé" est un film palestinien tourné en plein cœur de la bande de Gaza. Le titre fait référence à une coupe de cheveux, puisque l'intrigue se déroule dans un salon de coiffure qui devient vite un huis clos où treize femmes restent enfermées pour échapper au combat qui fait rage à l'extérieur et qui peu à peu se rejoue dans le salon....

Fin de Partie, un film de Sharon Maymon et Tal Granit: critique

Le film, Fin de Partie, est sensible et respectueux, et montre bien à quel point l’équilibre est tendu entre le droit à mourir et le droit à vivre, entre les souhaits de l’entourage et ceux des malades...

Manos Sucias, un film de Josef Wladyka : Critique

C'est en toute discrétion, que sort sur nos écrans ce premier film de Josef Wladyka, produit par Spike Lee. Manos Sucias; en français "Les mains sales" est une plongée en apnée dans une Colombie gangrenée par la drogue.

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« Les Gendarmes : L’album du film » : en coulisses

À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma. 

« L’Odyssée » : un monument de la littérature adapté en BD

Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif. 

L’homme gribouillé, à l’aspect monstrueux

« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ? - Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de… - Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ? - Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh… - Répugnant. Oui - … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a… - … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble ! - Franchement, je préférerais pas… - Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard. - Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »

« Naïs » : la force du renoncement

En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.

« Les Adieux ne durent jamais » : le voyage comme ultime conversation

Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.