Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Red Amnesia, le nouveau film de Wang Xiaoshuai est un film trompeur, faussement anecdotique, mais une vraie synthèse de la Chine schizophrénique d'aujourd'hui, entre communisme et libéralisme galopant.
Avec Vendeur, Sylvain Desclous s'intéresse au monde véreux de la vente. Même si quelques incohérences et facilités viennent ternir le scénario, les deux acteurs principaux, Gilbert Melki et Pio Marmai, font le boulot, et rendent ce premier long-métrage agréable.
Alors que son prochain film Sieranevada est en compétition au Festival de Cannes, Cristi Puiu nous avait ravi avec La Mort de Dante Lazarescu, une longue agonie dans le milieu hospitalier, lauréat du prix Un Certain Regard en 2005.
Selon Charlie de Nicole Garcia est un film choral où l'on suit sept hommes qui font face à un tournant de leur vie. Le portrait qu'elle en fait est parfois cruel, mais sans que cela ne soit jamais à désespérer.
La comédie romantique, Un homme à la hauteur, réuni pour la première fois Virginie Efira et Jean Dujardin qui finissent par tomber amoureux. On trouve ici une certaine originalité dans leur couple atypique avec une différence de taille de 40 cm qui les sépare...
Malgré son casting prestigieux, Criminal est un film d'action mou et insignifiant qui n'arrive pas à éviter le naufrage. On notera un premier tiers efficace et un traitement du héros plus "original" que la moyenne, ce qui ne l'empêche pas d'être un film pour lequel on préférera passer notre tour.
En 2008 Sean Penn réalise "Into the wild", road-movie désormais culte qui a bercé les pérégrinations intellectuelles, morales et spirituelles de toute une génération.
Baden Baden est le premier long métrage de la réalisatrice Rachel Lang. Elle compose le portrait d'Ana, une fille comme les autres, que l'on suit dans ses errances le temps d'un été.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.