"Spider-Man : Brand New Day" marque le meilleur retour du tisseur au cinéma depuis la trilogie de Sam Raimi, porté par des effets pratiques bluffants et un Tom Holland toujours parfait. Mais le film reste plombé par un cahier des charges Marvel étouffant et le retour discutable de Zendaya en MJ.
Une jeune femme est embauchée dans un palace saoudien du XVIe arrondissement de Paris. Sa mission : servir la favorite du prince. Les deux femmes, auxquelles s’ajoute le majordome de la demeure, vont s’apprivoiser, réunis par leur condition de captifs volontaires. Un premier long-métrage réussi signé Hélène Rosselet-Ruiz.
Après dix ans de gestation, le nouveau Gregg Araki porté par Olivia Wilde et Cooper Hoffman, "I Want Your Sex" débarque enfin en salles. Entre fantasme de muse, rapport de domination et lettre d'amour pop et acidulée à la Gen Z, le cinéaste de 66 ans flirte avec son époque sans jamais vraiment la bouleverser.
Le jeune réalisateur Arthur Harari réalise un tout premier long métrage extrêmement prometteur avec cette oeuvre qui mélange les genres du thriller, du drame familial et du film de braquage tout en s'immisçant dans l'univers très particulier des diamantaires belges. "Diamant noir" serait-il le film noir dont le cinéma français avait besoin?
Quand on va voir un film estampillé "Michael Bay", on sait à quoi s'attendre, est c'est exactement ce genre de spectacle que nous offre Ninja Turtles 2. Avec ce blockbuster fun et sans temps mort, la Paramount devrait pouvoir rivaliser avec les films de super-héros de ses concurrents... pour le plus grand plaisir des fans de Michelangelo, Donatello, Leonardo et Raphael qui succomberont au plaisir nostalgique de retrouver les héros de leur enfance.
Film choc qui traite de sujets chocs, Illégitime, le dernier film du roumain Adrian Sitaru déçoit par un manque d'intensité et une dramaturgie un peu foutraque. Le film, brut comme le Dogme95, reste cependant une bonne proposition qui s'interroge sur la loi et l'ordre moral, ainsi que sur le libre-arbitre, celui des femmes notamment.
L'affaire opposant La Société Générale à Jérôme Kerviel est encore dans toutes les mémoires, aussi sa variation cinématographique peut sembler précipitée. Heureusement, la proposition faite par Christophe Barratier, même si elle ne s'aligne pas à l'audace et au jusqu'au-boutisme qui caractérise son personnage, a le mérite de ne pas tomber dans le film à charge qui nous aurait donné une réponse prémâchée à la délicate question de qui manipulait qui.
Parce qu'il se veut le tout premier film catastrophe produit en Norvège, on pourra pardonner à son réalisateur de ne jamais sortir des sentiers battus empruntés à ses modèles américains, on aura en revanche plus de mal à laisser passer le déroulement grossier des rebondissements prévisibles. Un divertissement formaté loin d'être désagréable mais qui sera aussi vite oublier.
Un rôle en or pour Pénélope Cruz, qui marque là son retour en Espagne après près de 10 ans d'absence, celui d'une mère qui se sait condamnée par un cancer mais qui ne baissera jamais les bras. Le courage de cette femme se retrouve porté au pinacle par une mise en scène qui n'aura de cesse de la sublimer, au risque de perdre en crédibilité. Comme quoi, opter pour l'hédonisme plutôt que le larmoyant a aussi ses limites.
Autant portrait au vitriol du monde de la mode, que vaine tentative d'expliquer la vacuité de la beauté, The Neon Demon se double d'un film aux airs de questionnement introspectif de Nicolas Winding Refn. Autant d'éléments étant à même de comprendre pourquoi le film a, une fois n'est pas coutume, divisé la Croisette.
« - Les producteurs doivent bien être masochistes pour produire tous ces films où ils sont dépeints en crapules.
- Drôle de théorie… Encore une cérébrale qui déteste le cinéma mais rêve d’en faire… »
À mi-chemin entre le making-of et l'album hommage, "Les Gendarmes : L'album du film" vient accompagner l'adaptation cinématographique de la célèbre série publiée aux éditions Bamboo. Au fil des pages, il raconte la production d'un long métrage, les dilemmes d'une adaptation, tout en revenant sur les nombreux métiers du cinéma.
Avec Nootilus, son nouveau label consacré aux classiques revisités, les éditions Bamboo ouvre le bal en s'attaquant à l'un des récits les plus fondateurs de la culture occidentale. Un pari ambitieux, tant L'Odyssée d'Homère irrigue encore aujourd'hui notre imaginaire collectif.
« - Dis-donc, tu vois qui c’est, Pierre Inféri ?
- Ben oui, vous m’en avez parlé hier. Juste avant de…
- Exactement, j’ai rendez-vous demain chez lui, à Enghien, pour déjeuner et faire la maquette de son prochain livre. Il est maniaque, il refuse d’envoyer quoi que ce soit par la poste. Si tu y allais à ma place ? Ça ferait bien dans ton rapport de stage, non ?
- Mais, euh… Vous disiez qu’il était… Euh…
- Répugnant. Oui
- … Qu’il passe son temps à essayer de vous tripoter… Et qu’il a…
- … six doigts à chaque main, oui. On a l’impression de se faire peloter par une mygale, c’est ignoble !
- Franchement, je préférerais pas…
- Je ne te laisse pas le choix, tu y vas, et, en échange, j’oublie que tu es tout le temps en retard.
- Hein, mais tout à l’heure, vous disiez… »