Un accident contraint Vicente à quitter le petit paradis pour gays qu'est "Maspalomas", aux îles Canaries, pour une maison de retraite médicalisée à San Sebastián. Ce retour à la "vie d'avant" va le confronter à son passé tout en questionnant son identité. Un film riche, sensible, souvent subtil, servi par une réalisation hélas un peu trop académique mais transcendée par la composition de son acteur principal, José Ramón Soroiz.
"Des Minions et des monstres" replonge dans le Hollywood des années folles, entre références à Chaplin, Keaton et "Chantons sous la pluie". Si Illumination livre une bonne surprise pour ce début d'été, le film peine à transformer ses idées en véritable souffle d'aventure, restant prisonnier d'un confort thématique déjà visible chez d'autres studios.
"Toy Story 5" déçoit malgré une belle animation. Woody trahit sa fin du quatrième opus, Buzz reste secondaire et c'est Jessie qui porte tout le poids émotionnel du film. Un scénario qui ne décolle jamais, des décors paresseux... Disney a-t-il fini par essorer sa propre saga ?
Safy Nebbou adapte au cinéma le roman autobiographique de Sylvain Tesson "Dans les forêts de Sibérie" avec Raphaël Personnaz pour assumer le rôle principal. Le résultat de cet ambitieux projet n'est pas un chef d'oeuvre mais un film assez paradoxal qui satisfait autant qu'il déçoit.
Directement inspiré d'une histoire vraie à laquelle il est difficile de rester insensible, le quatrième film de Sérgio Machado nous livre une lueur d'espoir musical dans un univers urbain hostile. Déjà-vu et consensuel dites-vous ? Ce n'est pas tout à fait faux.
Avant Toi est un drame romantique au scénario tout ce qu'il y a de plus classique : Un couple improbable, une histoire d'amour impossible et une tragédie annoncée. Mais si le roman homonyme de Jojo Moyes dont il est tiré a été un succès littéraire c'est que son récit profite d'un humour, de personnages pétillants et d'un discours social qui aident à rendre cette romance très touchante, et son adaptation est de plus portée par d'excellents acteurs.
Nouvelle adaptation d'un roman de John le Carré, Un traître idéal est un thriller sophistiqué mais un peu lisse qui arrive à divertir sans pleinement convaincre malgré un casting exemplaire qui saura charmer les spectateurs.
La Loi de la jungle est le second long métrage d'Antonin Peretjatko. Il livre ici une comédie satirique dans laquelle il mêle aventures à la OSS 117 à un esprit de contestation très piquant. Si les situations dépeintes paraissent absurdes, elles ne révèlent qu'avec un miroir grossissant les travers de la bureaucratie française.
La cinéaste belge Savina Dellicour signe son retour dans son pays avec un film paré de bonnes intentions, mais dont le scénario n'est pas exploité à la bonne hauteur. Du coup, Tous les chats sont gris est un film d'où l'émotion peine à affleurer, malgré le thème porteur de la parentalité.
Le jeune réalisateur Arthur Harari réalise un tout premier long métrage extrêmement prometteur avec cette oeuvre qui mélange les genres du thriller, du drame familial et du film de braquage tout en s'immisçant dans l'univers très particulier des diamantaires belges. "Diamant noir" serait-il le film noir dont le cinéma français avait besoin?
Quand on va voir un film estampillé "Michael Bay", on sait à quoi s'attendre, est c'est exactement ce genre de spectacle que nous offre Ninja Turtles 2. Avec ce blockbuster fun et sans temps mort, la Paramount devrait pouvoir rivaliser avec les films de super-héros de ses concurrents... pour le plus grand plaisir des fans de Michelangelo, Donatello, Leonardo et Raphael qui succomberont au plaisir nostalgique de retrouver les héros de leur enfance.
Avec "Agnès la Chevaleresse", Damien Geffroy se délecte des mythes de l’heroic fantasy. Pièce après pièce, avec une jubilation fortement communicative, il imagine un récit entre satire des histoires chevaleresques, héroïne obstinée et vieux mentor plus porté sur la chopine que sur l’honneur. L’auteur livre aux éditions Fluide Glacial une aventure légère, drôle et souvent irrésistible.
À l'heure où Wall Street commence à façonner le monde moderne, un adolescent en fuite croise la route d'un vagabond qui lui apprend à regarder l'Amérique autrement. Avec "Baby Boxer Banker", premier volet de La Vie extraordinaire d'Arizona Joe, Stéphane Piatzszek et Fabrice Meddour signent un récit d'initiation où l'aventure se mêle à la filiation, la liberté et les promesses contradictoires du rêve américain.
Un escargot super-héros qui met deux semaines à sauver New York, des moutons grégaires militants ou encore une araignée dépressive parce que son costume de super-héros ne trompe personne : avec Bêtes comme nous, MO/CDM bâtit un bestiaire dont les pièges, souvent, relèvent des caractéristiques biologiques des protagonistes. Une idée simple, parfois exploitée jusqu’à l’usure, mais qui donne naissance à un recueil de gags souvent réjouissants.
Avant les flammes et les voitures incendiées, avant les débats télévisés et les certitudes assénées depuis les plateaux, il y avait une ville. Il y avait des habitants, des associations, des schémas existentiels souvent contrariés. Avec "Nanterre avant l’orage", Feurat Alani et Ulysse Gry remontent le cours des événements pour retrouver ce que l’actualité avait englouti : la vie elle-même.
« L’énergie n’est plus fournie désormais par des générateurs… mais par une usine marémotrice souterraine, une ferme solaire… et un champ d’éoliennes off shore. »