Avec Hope, Na Hong-jin livre un blockbuster sud-coréen spectaculaire mêlant action, horreur et science-fiction, porté par une mise en scène virtuose malgré un scénario plus conventionnel.
"Clayface" est le film du renouveau du DCU : un body horror organique et romantique qui assume son héritage — Cronenberg, Carpenter, Todds jusqu’à "The Substance" — pour faire du visage mutilé le théâtre même de l’identité.
Jo et Raissa, amies depuis l'enfance, se retrouvent propulsées sur Nakali, île mythologique nourrie du folklore philippin, la veille de leur séparation. Pour rentrer chez elles, elles risquent de perdre leurs souvenirs communs. Une amitié touchante et une animation ambitieuse, freinées par un rythme trop pressé.
Critique d'Olli Mäki, grand prix Un certain regard au festival de Cannes. L'histoire d'un boxeur promis à la gloire qui doit choisir entre une vie privée et une vie publique de star nationale.
Brice, personnage culte interprété par Jean Dujardin, et de retour au cinéma ! Blagues potaches et casses en tout genre viennent composer le film, mais James Huth parvient-il à re-conquérir le spectateur ou s'enlise-t-il une fois de plus dans une comédie sans intérêt, qui n'a de drôle que la communication en amont du film ?
L'un des cinéastes américains les plus controversés revient avec un film très sombre, le teckel, qui montre que malgré une certaine accalmie dans la manière, Todd Solondz n'a rien perdu ni de son propos récurrent, ni de son inventivité.
Après 4 ans d'absence, Jack Reacher revient pour une nouvelle aventure avec Tom Cruise en vedette mais un nouveau réalisateur en la personne d'Edward Zwick. Ce changement offre-t-il une digne suite à son élégant prédécesseur ou un retour décevant ?
L'explosion de la plateforme pétrolière Deepwater Horizon, survenue en avril 2010, est le sujet du nouveau film de Peter Berg (Hancock, Battleship, Du Sang et des Larmes). Préférant le spectaculaire à l'intime, il choisit d'en faire un blockbuster catastrophe plutôt qu'une réflexion sur les conséquences écologiques de ce désastre. Réussi ou superficiel ?
Pour un premier film fauché au sujet aussi sensible que l'insertion sociale d'un handicapé mental, on pouvait s'attendre à une réalisation téléfilmique, convenue et teintée de bon-sentimentalisme. Une impression que viendra renforcer la qualité nanardesque des premières minutes de la péloche. Mais ses 4 jeunes réalisateurs sont des petits malins et ont accouché d'un objet poétique et même pernicieusement corrosif.
Reparties bredouilles de Cannes, Nicole Garcia et Marion Cotillard collabore pour la première fois ensemble et nous offre un récit romanesque d'un classicisme maîtrisée, dont la réussite tient à la sensualité de son triangle amoureux.
A la seule vue de la bande-annonce, les clichés formels et thématiques du "film vu à Sundance" refont surface. Pourtant, la prestation de Casey Affleck a beaucoup fait parler d'elle. Son jeu d'acteur dans ce rôle (à l'origine destiné à Matt Damon) d'homme brisé en pleine reconstruction suite à la mort d'un proche est-il l'unique élément positif du film? Et si oui, parvient-il à faire de ce mélodrame convenu une œuvre déchirante?
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
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Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.