Pourtant rompu aux films mettant en scène des outsiders et des femmes fortes, Craig Gillespie rate complètement le coche avec son "Supergirl" qui n'arrive jamais à n'être plus qu'un banal épisode "filler" laid et inconséquent dans un univers étendu DC pourtant en pleine croissance. Désespérant.
Robin des Bois n'a jamais été héroïque. Michael Sarnoski le prouve avec un Hugh Jackman bouleversant dans un film de rédemption âpre, loin de toute adaptation romanesque. Un récit à deux vitesses, violent puis contemplatif, qui gratte sous la légende pour retrouver l'homme, et ce qu'il doit à ses morts.
"Soudain", chef-d'œuvre signé Ryûsuke Hamaguchi (Oscar pour "Drive My Car"), adapte une correspondance bouleversante. Virginie Efira et Tao Okamoto, récompensées à Cannes, portent ce film de trois heures quinze sur la maladie, l'amitié et le soin comme acte politique.
Mélodrame, mais pas trop, Frantz, le dernier film du français François Ozon est un très beau film dont le Noir et Blanc qui épouse l'austérité allemande , mais également le côté sombre du protagoniste français interprété par Pierre Niney dans une histoire qui mêle la grande guerre (celle de 1918) et la petite (celle des individus en tourmente).
Portée par une Virginie Efira dans son meilleur rôle, Victoria est la bonne surprise de cette rentrée et l'une des meilleures comédies romantiques françaises depuis longtemps.
Marchant directement dans les plates-bandes de Narcos, l'Infiltrator de Brad Furman laissait songeur. C'était sans compter sur la motivation du cinéaste à laisser de coté la poudre du trafic et à se concentrer sur les personnages devenus bien vite rouages de l'empire Escobar et ceux essayant désespérément de les arrêter.
Blood Father, le nouveau film de Jean-François Richet avec Mel Gibson, présente la rédemption - dans la violence - d'un père, John Link, aussi l'un des représentants d'un Ouest sauvage et viscéralement brutal à son crépuscule.
Derek Cianfrance, le réalisateur de Blue Valentine et The Place Beyond The Pines, revient avec un nouveau long-métrage. Une histoire d'amour brillamment interprétée par deux étoiles montantes : Michael Fassbender et Alicia Vikander. On se laisse transporter, mais on garde son cœur bien accroché.
La dernière comédie de Pascal Chaumeil, décédé durant la post-production, est une réussite assez rafraîchissante dans le paysage un peu faiblard de la comédie populaire française. Bien écrit avec des dialogues savoureux, fait avec sérieux et soutenu par un casting solide, Un Petit boulot est un film drôle et satirique qui porte un regard assez juste sur notre société.
Outre son caractère hautement dispensable, on était curieux à la vue de ce Mechanic Resurrection, chargé de donner une suite au Flingueur. Est-ce que cette suite confiée à l'allemand Dennis Gansel allait rééditer le succès d'estime du premier film, sachant compiler un hommage aux années 80, ou s'enfoncer dans les travers de la suite facile ?
Quand le réalisateur de Very Bad Trip s’attaque à la reconstitution d’un scandale qui a entaché l’administration Bush, il ne peut pas s’empêcher de le faire sous la forme d’une comédie de potes. Cette approche mainstream permet-elle de rendre le sujet plus pertinent ou n’aboutit-telle qu’à une potacherie hors sujet ?
« - Ce type pond des coups d’état comme ma femme reprise mes fonds de culotte ! Et vous voulez que j’obéisse ?
• SUFFIT, BOUFFON ! OBEISSEZ OU JE VOUS ENFERME DANS VOS PROPRES GEOLES ! »
« - Mes rêves ne me trompent jamais. Les Kalisnowszczyzna…
- … « Les Kalisnowszczyzna ont toujours eu un don pour la voyance… »
- Paf
- Aïe ! Alors j’ai dû être adopté, moi, je ne vois jamais rien venir…
- Moi, je peux te dire que tu es de la famille ! Tu as hérité du sale caractère de ma sœur Prili.
- Grand-mère… Tu n’as pas de sœur. Tu confonds tes rêves et la réalité. »
Avec "L’Origine de l’humour", Mab remonte jusqu’à la préhistoire pour confier à un chasseur médiocre une mission divine : faire rire l’humanité. Une genèse joyeusement idiote, publiée chez Fluide Glacial, où le gag devient une affaire très sérieuse.
Avec ce troisième volume de l’arc Saiyan en édition Full Color, Dragon Ball atteint, mine de rien, l’un de ses sommets narratifs. Le duel entre Goku et Vegeta passera en effet à la postérité : explosion de puissance, nouvelles techniques de combat, tandis que les conséquences de cet affrontement bouleverseront durablement l’univers imaginé par Akira Toriyama.
Avec ce premier tome, Patrice Perna et Malo Kerfriden signent une bande dessinée historique tendue, qui raconte le triple effondrement d’un homme, d’un régime et d’un mythe.