Gérardmer 2026 : Veuf éploré, Stoners anthropophages, Pissenlits survivalistes et French Dreamer envieux
Gérardmer 2026 : les vertiges de la maternité et le poids des origines, en toutes langues, allemande, anglaise et indonésienne
Marty Supreme, Coutures, Kiss of the Spider Woman : du ping-pong synthétique à l’orgue sous les paillettes
Valentin Leroy·AnalysesÀ propos de They Live de J. Carpenter et de la critique de Slavoj Zizek : Voir, montrer et filmer l’idéologie ?They live détruit pour libérer. Certes, la libération n’est pas effective mais ces drôles de héros sont fondés à les détruire puisque l’oligarchie est de toute façon coupable. C’est le paradoxe final du film – là où pouvait s’attendre à une totalité idéologique si fermée qu’elle devienne impossible à neutraliser ou qu’il soit impossible d’en sortir ( à la Matrix : Reloaded), il y a en réalité une échappatoire dans la destruction comme le soulignent les plans finaux où les aliens intégrés font tâche dans une réalité qui semble retrouvée.
Valentin Leroy·FestivalsGérardmer 2024 : du requin à toutes les sauces, une mère incestueuse et…le diable, évidemmentDeuxième jour. A Gerardmer, ça sent la montagne : le bois brûlé et le coton imbibé de sueur On est vendredi. Certains ont la gueule d’être venus pour le festival ; d’autres non. Ce n’est clairement pas la même gueule ; il manque aux uns un velouté ; aux autres quelque chose d’un peu ahuri. Au programme : Sharksploitation, Amélia’s Children et When Evil Lurks : un documentaire hors-compétition sur les films de requin, un film américain sur la famille et l’obsession de la jeunesse, et un film de possession argentin. Une semi-réussite, une oeuvre balisée et notre coup de coeur du festival.
Valentin Leroy·AnalysesTrois films de genre : Nouvelle cuisine, Megalomaniac et Le parfum de la dame en noirQue le spectateur soit en effet prévenu, c'est à un malaise continuel qui ne le dispute qu'au glauque parfois gothique que veut atteindre le film – avec succès. Aucun screamer, aucune tension provoquée par le récit, aucun mystère à suivre comme dans un polar d'épouvante, il ne s'agit simplement que d'une expérience de l'insituabilité.
Valentin Leroy·DossiersM. Klein, l’obsession de l’autre au cœur de soiJuillet 1942. Robert Klein est un marchand d’art parisien qui profite de l’Occupation pour s’enrichir sur le dos de Juifs contraints de revendre les œuvres d’art qu’ils possèdent à bas prix. Un jour, il reçoit un exemplaire à son nom d’Information Juive. Et s'il était en fait juif ? S'enclenche le récit d'une obsession qui mènera à la mort, celle de l'autre au cœur de soi.
Valentin Leroy·DossiersQuelques raccords dits « violents » du cinéma américain, Kubrick et CiminoQuelques secondes et la conscience fait toute seule le lien entre la lourdeur des traits de Jim Averill et celle inénarrable des années. Sans autre forme de discours, à l'inverse de Kubrick ou même de Voyage au bout de l'enfer, ce pur passage temporel qui n'est qu'une couture d'images, n'est-ce pas là l'expérience la plus pure de cinéma – le temps à travers la succession de ce qui n'est pas temporel par la suppléance du lien construit par la conscience ?
Valentin Leroy·AnalysesAthena de Romain Gavras : Fantasme ou fantôme ?Violence esthétisée et graphique, propos politique vague et vaguement rattaché à un contexte traumatique et sociétal (la banlieue étant le lieu fantasmé dans tous les sens comme étant le négatif de la société française, négatif qui fascine et qu'on rejette), c'est la formule qu'a choisie de pousser au maximum son nouveau film, Athena.
Valentin Leroy·Films ClassiquesDellaMorte DellAmore : une romcom macabreSoavi réussit donc l'exploit surréaliste, au sens de Breton, à nous faire ressentir de la tendresse pour un assemblage grotesque. Dellamorte Dellamore retrouve donc le meilleur du baroque italien pour célébrer un cinéma qui n'existe déjà plus.
Valentin Leroy·Carte blancheRetour à GérardmerNous revenons sur le festival, ce qui nous a plu et déplu dans cette édition anniversaire.
Valentin Leroy·FestivalsFestival Gérardmer 2023 : The Watcher et The Nocebo effectA partir d’une intrigue convenue, on se prend à partager le drame des personnage principaux, bien qu’ils soient, eux moins innocents qu’on le croit. Un film sympathique qui pourtant ne renouvelle en rien le code des genre mais s’y glisse pur lui aussi livrer une leçon, somme toute, assez sage.
Valentin Leroy·FestivalsFestival de Gérardmer : La Tour – une histoire d’horreur sociale..Un voile noir s’abat mystérieusement sur cette tour vétuste piégeant tous ses habitants à l’intérieur sous peine d’absorber, de déchiqueter leurs chairs s’ils s’aventurent dans le néant le film, La Tour se concentre sur la relations entre les habitants de la tour, gens ordinaires soumis à une pression extraordinaire.
Valentin Leroy·Critiques filmsAriaferma, une utopie carcéraleFinalement, la prison qui devait être l'espace d'exclusion et de séparation par excellence ; séparation des criminels d'avec la société, séparation interne entre ceux qui sont libres mais y travaillent et ceux qui sont oisifs mais dépossédés de leur liberté, devient un curieux espace de réunion.
Valentin Leroy·Films ClassiquesUne vie difficile : du rire à la tendresseUne tranche de vie d'un idéaliste pris dans le tourbillon de l'histoire italienne et de son miracle économique. Une vie difficile est une comédie tendre sur les héros normaux dont on sait se moquer pour mieux s'accepter soi-même.
Thierry Dossogne·Critiques filmsÉchos d’un sombre empire (1990) de Werner Herzog : cruelle opérette centrafricaine