Sara Art

Jack et la mécanique du cœur : Critique du film

Dès les premières images, ce conte mélancolique au style fantasque et rêvé à la Gondry, rappelle forcement l’univers de Georges Méliès, présent dans cette galerie de personnages hauts en couleur. Bourré d’inventivité graphique, ce conte romantico-gothique nous embarque dans un voyage d’un autre temps

American Bluff de David O.Russell : critique du film

Après "Fighter" et "Happiness Therapy", le réalisateur américain David O. Russell film l’Amérique des années seventies avec ses décors délicieusement kitsch, sa musique vintage et une galerie de personnages interlopes.

R, le film sur l’univers carcéral qui saisit à la gorge : Critique

Un film d’une rare authenticité ou R comme Rune et R comme Raschid (Dulfi Al-Jabouri), les deux jeunes détenus ne sont rien d’autre que de la viande pour le hachoir qu’est l’institution carcérale. La force des deux réalisateurs est d’avoir su créer une atmosphère et déplacer l’histoire dans ce huit clos autour des personnages servit par des dialogues sobres...

Les Brasiers de la Colère (Out of the Furnace) de Scott Cooper : Critique

Après son premier long-métrage, Crazy Heart (qui valut un Oscar à Jeff Bridges pour son interprétation d’une ex-gloire de la country music en pleine errance alcoolisée), Scott Cooper continue d’explorer cette Amérique profonde, celles des laissés-pour-compte avec les brasiers de la colère.

Cadences Obstinées, un film de Fanny Ardant : Critique

Cadences Obstinés marque la cadence du cœur de Margo, une femme qui porte en elle la culpabilité d’avoir trahi l’art pour l’amour. Noyée, pour ne pas avoir su se nourrir des deux mondes, elle cherche à s’échapper de la cage dans laquelle, elle s’est elle-même enfermée.

Peaky Blinders : un gangster drama à Birmingham

Peaky Blinders est une série immersive, le portrait de l’extrême pauvreté y est fait sans fard, on plonge littéralement dans cette ambiance très western d'après guerre recréée par des jeux de lumière sublimes, une photographie d’un esthétisme à couper le souffle.

Le Loup de Wall Street, un film de Martin Scorsese : Critique

Un film rock & roll, jouissif, déjanté, alcoolisé et drogué. Le Loup de Wall Street dépeint le hurlement d'une meute de loups sur un ton sulfureux, délirant et outrageant. Une enivrante leçon de cinéma de la part de Scorsese, un maître du 7ème art.

Critique : Hunger Games – L’embrasement, un film de Francis Lawrence : Critique

Un blockbuster incendiaire, dénonciateur d'un système politique orwellien, plus prenant avec des scènes de jeux intenses, plus drôle, plus adulte aussi, et visuellement le film est sublime avec les décors démesurés du Capitole et de magnifiques costumes signés Trish Summerville.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.