Maxime Thiss

Opéra de Dario Argento : une oeuvre à la croisée des arts

Avec Opéra, Dario Argento conjugue de façon frontale l'art noble par le biais de l'opéra et le côté populaire dont est hérité son cinéma fantastique. Deux univers qui s'entrechoquent pour donner lieu à un grand film malade rempli d'envolées lyriques.

Sicilian Ghost Story de Fabio Grassadonia & Antonio Piazza, le fait divers devient conte

Avec Sicilian Ghost Story, le duo italien Fabio Grassadonia et Antonio Piazza transcende un fait divers atroce ayant ébranlé l'Italie et le transforme en conte onirique mettant en avant un amour d'enfance pris au piège du terrible monde des adultes qui l'entoure.

L’esprit de Caïn de Brian De Palma : une oeuvre aux multiples visages

Archétype de l'oeuvre maudite, L'Esprit de Caïn divise parmi les fans, certains y voyant une oeuvre mineure à la limite de la parodie et d'autres un chef d'oeuvre quasi-expérimental. Grâce à un montage effectué par un fan, L'Esprit de Caïn peut enfin déployer tout son potentiel labyrinthique, celui d'une oeuvre malade, baroque et schizo menée par un John Lithgow s'en donnant à coeur joie.

Body Double de Brian De Palma, le mensonge 24 fois par seconde

Avec Body Double, Brian De Palma donne naissance à son film somme. Un véritable jeu de faux semblants dans lequel le cinéaste conjugue toutes ses obsessions tout en donnant une dimension méta. Un thriller hitchcockien qui se mue en une réflexion fascinante sur les aspects manipulatoires du cinéma.

Soeurs de sang de Brian De Palma, l’héritier d’Hitchcock

A l'occasion de la rétrospective Brian de Palma à la Cinémathèque Française du 31 mai au 4 juillet, CineSeries-Mag revient sur ses plus grands films. Avec Soeurs de Sang, Brian De Palma entre par la grande porte dans le genre du thriller hitchcockien. Grâce à une certaine maestria, le réalisateur combine pour la première fois deux des thématiques qui vont hanter toute son oeuvre, à savoir le double et le voyeurisme. L'une des pierres fondatrices de l'édifice qu'il va construire sur plusieurs décennies.

Perfect Blue de Satoshi Kon, premier coup d’éclat d’un maître de la japanimation

Pour son premier film, le grand Satoshi Kon frappe fort. Avec Perfect Blue, il retrace le parcours d'une ancienne idol de la J-Pop cherchant à se reconvertir dans la série télé. Une reconversion qui va peu à peu se transformer en un cauchemar schizophrénique et paranoïaque au travers duquel le réalisateur nippon va dévoiler tout son savoir-faire pour la manipulation.

No Dormirás de Gustavo Hernandez, quand l’insomnie tourne au cauchemar

Véritable succès au box-office en Amérique du Sud, No Dormirás de Gustavo Hernandez suit une troupe d'acteurs explorant les effets de l'insomnie. Malgré un point de départ original et alléchant, le film sombre très vite dans une horreur beaucoup trop consensuelle.

Rampage : Hors de contrôle de Brad Peyton, gare au gorille

Dwayne Johnson est de retour pour jouer le rôle du tas de muscles super cool sauveur du monde, mais dans Rampage : Hors de contrôle il se fait malencontreusement voler la vedette par George, un gorille albinos de près de 10 mètres de haut s'amusant à semer le carnage dans Chicago en compagnie d'un loup porc-épic et d'un crocodile phacochère.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.