Une sixième journée assez chargée pour le FEFFS 2018. En compétition crossovers, on retrouve la comédie iranienne Pig et son assassin de cinéastes, tandis que Isabelle Ekloff nous emmène dans des vacances éprouvantes avec Holiday. En compétition, Nicolas Pesce rend hommage au cinéma européen des 60s-70s avec Piercing. Pour finir, le studio Bobbypills nous présente en avant-première leur nouveau bébé déviant, Crisis Jung, en séance de minuit.
Alors qu'on arrive à la moitié de l'édition 2018 du FEFFS, le genre catastrophe s'invite dans la compétition avec le claustrophobique Cutterhead. Complètent l'affiche, deux œuvres en langue portugaise, la satire sociale Cannibal Club et l'OFNI Diamantino mettant en scène un footballeur pris dans un complot visant à la montée du nationalisme.
Pour ce 4ème jour de festival, nous faisons un petit tour du côté de la compétition internationale qui se consacre ce lundi aux films d'auteurs. On y retrouve un film froid et noir comme les Grecs en ont le secret avec Love Me Not, une relecture minimaliste du mythe des sirènes avec The Rusalka et un polar métaphysique au monstre phallique avec Meurs, Monstre,Meurs.
Pour cette troisième journée du FEFFS, le maître mot est originalité. On y retrouve le nouveau trip halluciné de Gaspar Noé, Climax mais également un film mêlant rotoscopie et documentaire en prises de vues réelles. Luz nous renvoie en arrière avec son utilisation du 16mm tandis que Panos Cosmatos et Nicolas Cage nous emmènent dans une série B fantasmagorique complètement barrée.
Pour la deuxième journée, le FEFFS s'inscrit parfaitement dans la thématique de la femme dans le cinéma de genre, en proposant trois films mettant en scène la figure féminine face au mal. Mais ne nous délivrez pas du mal nous montre une plongée radicale dans la vie de deux adolescentes consacrée aux péchés. Kim Ki-duk ouvre la compétition avec Human, Space, Time and Human, un jeu de massacre exaspérant où la figure maternelle se retrouve malmenée dans le chaos le plus complet, tandis que Profile développe le concept de Screenlife en racontant l'histoire vraie d'une journaliste aux prises avec un recruteur de l'État Islamique.
Comme l'an dernier, c'est la grosse production horrifique de la rentrée qui se voit l'honneur d'ouvrir le FEFFS. Pour cette 11ème édition, c'est donc le spin-off de la saga Conjuring, La Nonne qui s'y colle. Rien de mieux pour commencer que ce qui se place assez facilement dans la course pour le pire film de la sélection, un véritable festival de tout ce qui ne va pas dans l'horreur actuelle empilant poncifs éculées, effets racoleurs et personnages insipides.
Pour sa 11ème édition, le FEFFS bat le record de séances en présentant 94 films parmi lesquelles des oeuvres très attendues telles que Climax de Gaspar Noé, The House that Jack Built de Lars Von Trier ou encore Killing de Shinya Tsukamoto. Une nouvelle section vient également s'ajouter, la compétition de film d'animation. En ce qui concerne les rétrospectives, elles mettront à l'honneur les femmes et l'invité d'honneur, John Landis.
Avec Phenomena, Dario Argento s'intéresse plus en profondeur à la psyché féminine. Pour cela, il met en scène un conte de fées macabre où une jeune fille à l'innocente pureté se retrouve propulsée dans un monde alternant entre onirisme merveilleux et meurtres ignobles.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.