Les serial killers sont de sortie lors de cette deuxième journée au FEFFS. Alors qu'un ado sombre dans la psychose après un accident regrettable, du côté d'Amsterdam, le chaos est semé par un homme-grenouille, un ascenseur et un lion.
Les hostilités ont commencé pour la dixième édition du FEFFS. Quoi de mieux qu'un clown kidnappeur d'enfants pour instaurer une petite trouille avec Ça avant de se lancer dans de l'humour trash en compagnie du duo hollandais Haars/Van der Kuil pour Ron Goossens, concentré de beauferie et de mauvais goûts.
Pour sa 10ème année d'existence, le FEFFS met les petits plats dans les grands. On y retrouvera du 15 au 24 septembre une programmation riche et éclectique faisant à la fois la part belle à de jeunes réalisateurs ainsi qu'à des grands noms du cinéma de genre. Il accueillera également en invité d'honneur le grand William Friedkin qui présentera son chef d'oeuvre maudit Sorcerer pour ses 40 ans.
Pour son avant-dernière saison, Game of Thrones met les bouchées doubles, quitte à perdre en subtilité. La série mise avant tout sur le spectaculaire dans une saison exceptionnelle où se côtoient moments épiques, gros fanservice et retournements de situation en tous genres.
Avec Kids Return, Takeshi Kitano obtient la reconnaissance en offrant un drame à la puissance émotionnelle phénoménale. Une ode à l'amitié et à la mélancolie .
Quoi de mieux pour passer un bel été qu'un road-trip au Japon en compagnie d'un yakuza vieillissant et un garçonnet. Un voyage mélancolique et joyeux ponctué par de sublimes notes de piano.
C'est dans les vieilles marmites qu'on fait les meilleures soupes, et ça Kusturica l'a bien compris. À défaut d'être original, il nous offre avec On the Milky Road un conte baroque débordant de folie empruntant beaucoup au réalisme magique.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.