M. Wen à sa mère « Écoute, je… Il est possible que je ne revienne pas avant un moment… Peut-être… Je ne suis pas sûr… J’ai vu quelque chose… C’est un poids que j’ai sur les épaules… Quelque chose que je dois faire ce soir… Je pense que tu approuverais. »
« - Je nous ai amené des bières.
- On n’a plus d’image.
- C’est fait exprès les bouquins empilés sur le magnéto ?
- Oui. Il fonctionne comme ça. Il faut trouver le bon poids.
- Ça dépend peut-être aussi de leur contenu. Des écrivains suicidés, « Tout savoir sur les maladies cardiovasculaires »… Tu n’as rien de plus léger ? C’est peut-être ça le problème… C’est bon, l’image est revenue. Qu’est-ce qu’on regarde ?
- Un documentaire. « Trésors du patrimoine naturel ».
- C’est beau chez nous.
- Oui, c’est beau, mais je crains que bientôt tout ça ne soit plus réservé qu’aux gens choisis.
- Aux gens choisis ?
- Oui, ce sont des gens qui surgissent de nulle part et qui savent tout sur toi, et toi tu ne sais rien d’eux. Quand tu en as vu un, tu les as tous vus... »
« On prône les progrès de la technique, et on a beau en connaître les dangers, on continue, sous prétexte de développer l’économie ou je ne sais quoi, on multiplie les risques, tant et si bien qu’à force tout finit par exploser. »
« « Salia Malberg » Et puis elle ajoute : « Votre supérieure. »
Il la regarde et sourit. Comme s’il avait pu en douter une seconde, comme si tout ne le lui rappelait pas. Il l’observe : cheveux courts. Cicatrice à l’arcade sourcilière. Petit tatouage dans le cou. Tailleur noir. Trop élégante pour le bureau. Elle est jolie, mais elle a quelque chose de dur – pas d’éprouvé non, cela, il l’aurait respecté… -, de dur comme peut l’être la certitude. »
« Le Maine est le « pays des vacances ». Toutes les plaques d’immatriculation de ses voitures l’affirment. On vient ici se reposer et s’amuser, surtout en été, voire pour certains toute l’année. Avec son millier d’îles, ses anses et ses golfes, la côte vous attend. Un paradis terrestre pour les amateurs de nature intacte… Mais l’endroit reste à portée des nuisibles ou, disons, des inconséquents. Voyons ce qui pourrait arriver si deux des grandes forces de l’Amérique, la quête d’une réussite productive et le désir de savourer un environnement vierge s’affrontaient en un combat mortel. Il nous faut une scène… »
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.