« … L’institut du RAZEDE. « Un havre de paix au cœur des montagnes, où vous pourrez apprendre à oublier et à lâcher prise grâce à une technique de métabolisation cognitive… » »
« A force de vouloir contenter tout le monde, on fait de la purée… Ils ont tellement peur de se faire tomber dessus par les communautés qu’ils évacuent tout ce qui pourrait rayer le parquet. On remplace l’universel par l’anecdotique, le particulier. Le moindre fait devient l’égal d’un concept. Et le pire, c’est que ça marche. »
« En réalité, je ne suis pas sûre d’avoir compris le terme de « jouer » en japonais. Comme en coréen, il s’applique autant à une sortie entre salariés qu’à un jeu d’enfant. J’ai presque trente ans, je n’ai pas l’habitude des enfants, je n’ai aucune idée de ce qui peut les distraire à cet âge, et commence à regretter d’avoir répondu à l’annonce. Je l’avais trouvée depuis Genève, sur le site de la faculté de des lettres de l’université Sophia, Tokyo. « Cherche répétitrice de langue maternelle française pour enfant de dix ans pendant les vacances d’été, à Tokyo. » J’allais justement y passer le mois d’août auprès de mes grands-parents, en vue du voyage en Corée que nous avions prévu d’effectuer début septembre, et je craignais de rester oisive à la maison. »
« …, comme si chaque décapitation et chaque corps dissous dans un baril d’acide ne ramenait pas la civilisation au temps des cavernes, parce qu’on en est sorti, peut-être ?, est-ce qu’on ne s’entre-tue pas pour un rien ?, comme si les choses progressaient, s’amélioraient, que le passé et le présent, la vie et la mort, n’étaient pas la même chose, comme si on ne tournait pas tout le temps en rond dans le désert, dans une illusion de semi-remorque réfrigéré, une ombre de notre cerveau… »
« - Alors c’est toi, Ugo le grand reporter, le Tintin des temps modernes ?
- Héhé… Si on veut, oui. Et toi, si je ne me trompe pas, tu es Teresa, la gérante des Sirens ?
- Entre autres choses… »
Les corbeaux : « Ici règnent les lois de la nature. Parfois saignantes, toujours coriaces, pas d’autre choix que de les endurer ! La loi du plus fort, du plus résistant… La loi du vent, du froid, de la glace, de l’eau… de la neige, de la montagne… Ici, on ne triche pas. Ici, on vit parce qu’on y est né… sauf exception ! »
« - Madame Mahner est là ?
- Elle est sortie faire une course. Je peux peut-être vous aider ?...
- C’est au sujet de son fils, Martin. Vous avez eu de ses nouvelles, dernièrement ?
- Non.
- Il a pu téléphoner en votre absence…
- Elle me l’aurait dit…
- Ou lui écrire… ?
- J’ouvre toute la correspondance… »
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.