Bien qu’en anglais, le titre est très parlant. Ce que nous annonce Fukada, c’est sa foi en la vie et l’amour, même si Love life nous montre que la vie n’est pas qu’une succession de bons moments à côtoyer celles et ceux qu’on aime.
« C’est étrange, nous sommes au beau milieu d’une guerre qui semble sur le point de se conclure. Nous sommes submergés par les intrigues politiques, les luttes de pouvoir, les espions, les personnes qui font semblant d’être aux côtés de la révolution mais qui veulent juste se remplir les poches aux dépens de la patrie… et moi, je préfère parler de la femme que j’aimais avec un morveux. »
« Dehors, la police omniprésente et omnipotente déniait l’égalité et l’aspiration à l’émancipation… Ici, dans cette dystopie réalisée, la police EST le pouvoir absolu ! »
« … L’institut du RAZEDE. « Un havre de paix au cœur des montagnes, où vous pourrez apprendre à oublier et à lâcher prise grâce à une technique de métabolisation cognitive… » »
« A force de vouloir contenter tout le monde, on fait de la purée… Ils ont tellement peur de se faire tomber dessus par les communautés qu’ils évacuent tout ce qui pourrait rayer le parquet. On remplace l’universel par l’anecdotique, le particulier. Le moindre fait devient l’égal d’un concept. Et le pire, c’est que ça marche. »
« En réalité, je ne suis pas sûre d’avoir compris le terme de « jouer » en japonais. Comme en coréen, il s’applique autant à une sortie entre salariés qu’à un jeu d’enfant. J’ai presque trente ans, je n’ai pas l’habitude des enfants, je n’ai aucune idée de ce qui peut les distraire à cet âge, et commence à regretter d’avoir répondu à l’annonce. Je l’avais trouvée depuis Genève, sur le site de la faculté de des lettres de l’université Sophia, Tokyo. « Cherche répétitrice de langue maternelle française pour enfant de dix ans pendant les vacances d’été, à Tokyo. » J’allais justement y passer le mois d’août auprès de mes grands-parents, en vue du voyage en Corée que nous avions prévu d’effectuer début septembre, et je craignais de rester oisive à la maison. »
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.