Laurent

Oskar Ed, une jeunesse

« J’ai toujours été fasciné par l’immuabilité absolue de la fin dans la nature. A chaque fois que je l’ai approchée, je me suis senti satisfait. Autour de moi, le temps filait, mais je parvenais à rester hors de lui. Figé dans un moment d’harmonie pendant lequel la vie s’arrêtait. Le temps n’était plus un obstacle, j’en avais une quantité infinie à ma disposition. J’étais convaincu que la mort donnait à tout un sens parfait. Elle organisait le chaos de la vie en nous offrant, tel un don, la possibilité de nous tenir hors du temps. Je considérais ma faiblesse physique comme un argument donnant du poids à cette idée. Elle me revenait, récurrente, pour donner un ordre à m vie. Mais quand je tentais de l’appliquer à certains de mes proches, elle cessait immédiatement de fonctionner. »

Funérailles molles dans le Manoir des fantômes

« … cela veut dire : ensevelir un corps à même la terre, sans rien, sans cercueil, sans même l’envelopper dans une natte, […] Les vieux disent qu’autrefois, ici, si quelqu’un mourait plein de ressentiment, on n’avait pas envie qu’il renaisse, alors on choisissait de l’enterrer ainsi, à nu. »

Deuxième génération : les secrets de son père

« - Tu rotes encore une fois à table et tu montes dans ta chambre ! - Et papa alors ? - Papa, c’est différent. IL A ETE DANS LES CAMPS ! »

Le lecteur à domicile : Eduardo le mexicain

« Si nous avions vécu dans un monde meilleur, j’aurais demandé à Mireya : - Ecoutez, Mireya, je viens de me rappeler ces vers : Certaines avenues sont si larges / que les traverser est une autre avenue. Vous vous souvenez de qui ils sont ? - Bien sûr, d’Ivan Buruskov, poète ukrainien, ils appartiennent à son recueil Les dahlias mortels, de 1964, dont il existe une excellente traduction de Jose Emilio Pacheco. Tout va bien, avec les bisquets ? - Tout va bien, merci Mireya. Toutefois, nous n’étions pas dans un monde meilleur, mais dans la Ville de l’Éternel Printemps, une ville qui n’avait pas d’âme, mais des piscines, comme aimait le répéter mon père. »

Après la chute, le capitalisme sauvage

« - J’en ai marre de ce froid. - Pourquoi t’as pas pris un manteau, comme moi ? - Ça fait Politburo, ton truc. - Peut-être, mais j’ai chaud. »

La femme qui en savait trop… dans quel domaine ?

« Les hommes ne m’intimidaient pas. J’avais toujours eu le dessus sur eux, et j’entamais des relations avec autant de facilité que j’y mettais fin. Ils étaient pour moi des cobayes sur lesquels je testais mes dons de caméléon. Des pierres sur lesquelles je bâtissais ma carrière d’actrice. »

Promethium, les métaux rares ça promet !

« Le monde entier a voulu la greentech. L’accord de Paris de 2015 a été intégralement respecté, sauf que le rêve d’un monde plus propre, plus durable et plus solidaire était une illusion. Aujourd’hui, des milliers de mines légales et illégales criblent la surface de la Terre, des mines qui répandent des quantités astronomiques de produits chimiques dans l’air et dans les sols. Regardez la réalité en face : nous sommes ravagés par les dégâts écologiques générés par les énergies vertes. »

La Cantine de minuit : menu unique très adaptable

« Tout le monde vient se remplir la panse, tout le monde vient se remplir le cœur, tout le monde repart avec le sourire de ce petit restaurant réconfortant situé dans un recoin de la ville. »

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Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

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