Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
"Calamity Jane", le dernier album de la série « La Véritable Histoire du Far West », de Marie Bardiaux-Vaïente et Gaelle Hersent et publié par les éditions Glénat, propose une vision contemporaine et nuancée de Martha Jane Cannary, mieux connue sous son pseudonyme. Femme indomptable et controversée, Calamity Jane navigue sans cesse entre ses propres récits mythologiques et une réalité souvent plus crue. Cette bande dessinée explore une période particulière de sa vie, lorsqu’elle se trouve à Deadwood, en compagnie de Wild Bill Hickok…
Dans "Les Crieurs du crime", Sylvain Venayre et Hugues Micol problématisent la question du fait divers au début du XXe siècle en France, à travers l'affaire tragique et sordide de Soleilland. Le roman graphique offre en sus une réflexion sur la manière dont les médias de l'époque ont amplifié le sentiment d'insécurité et influencé le débat public, notamment sur l'abolition de la peine de mort...
"L'Aventurier", d'Alessandro Tota et Andrea Settimo, publiée chez Glénat, est une aventure médiévale inspirée d'un roman inachevé d'Arthur Schnitzler. Dans l'Italie de la Renaissance, on suit les errances d'Anselmo Ringardi, un jeune noble dont la vie bascule à la suite d'une prophétie funeste. Entre quête de sens, refus de l'inéluctable et confrontation avec la mort, ce roman graphique propose une réflexion profonde et moderne sur la condition humaine.
Roman graphique de Margaux Reinaudo et Louise Giovannangeli, paru aux éditions Marabulles, "L'Équation à trois cœurs" raconte l'histoire de Jeanne, une jeune femme parisienne aux prises avec une relation amoureuse triangulaire, complexe et toxique. En proie aux doutes et aux désillusions, elle va être confrontée aux tourments d'une relation asymétrique marquée par la manipulation et l'égoïsme masculin.
Dans "Producteurs et parasites", Michel Feher cherche à comprendre sur quoi repose la popularité croissante du Rassemblement National (RN), en analysant non pas le rejet de ses adversaires politiques, comme on le fait trop souvent, mais en se penchant plutôt sur l'adhésion aux valeurs et à la vision du monde qu'il propose. Le livre met en lumière la manière dont le parti divise la société française en deux catégories économiques et morales : les « producteurs », vertueux et travailleurs, et les « parasites », perçus comme des profiteurs, étrangers ou spéculateurs.
Les éditions Glénat publient dans un grand format "Belmondo : Peut-être que je rêve débout", biographie illustrée signée LF Bollée et Jean-Michel Ponzio. Le monstre sacré du cinéma français nous y est présenté par le menu, de son enfance à ses plus grands succès, en passant par une ascension accidentée et des relations professionnelles en tous genres.
"L'Héritage fossile" de Philippe Valette, publié aux éditions Delcourt, interroge les limites de l'humanité face à l'immensité du cosmos. Ce récit se déroule à bord du vaisseau spatial Héritage One, où l'équipage, en route vers une exoplanète lointaine appelée Geminae, est confronté à des défis scientifiques, moraux et existentiels d'une envergure inédite. Entre biostase, fossilisations vivantes, sacrifices d'embryons humains et luttes intestines, Philippe Valette nous plonge dans une aventure où l'ambition humaine rencontre la fragilité de la vie.
Roman graphique de Franck Bouysse et Borris, "Grossir le ciel" paraît aux éditions Delcourt. Les auteurs y dressent un tableau désabusé, peuplé de personnages ambigus, en pleine ruralité française, à travers l’histoire de Gus, un paysan solitaire, et de son voisin Abel.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.