Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
"Iranienne", d'Aran de Shahdad et Zainab Fasiki, paraît aux éditions Marabulles et nous plonge au cœur d'une jeunesse iranienne en quête de liberté face à une société corsetée par le rigorisme religieux et politique. À travers le personnage de Raya, une jeune lesbienne de 19 ans vivant à Téhéran, l'œuvre explore les dilemmes existentiels, les oppressions sociétales et les désirs de révolution de toute une génération confrontée aux limites imposées par la République islamique.
Dans "L'Adoption : Le Sourire du plombier", Zidrou et Arno Monin nous livrent des tranches de vie touchantes. Publié par les éditions Bamboo, ce récit explore les méandres de la vie familiale, où l'amour transcende souvent les épreuves, les différences, et même la mort.
Déconstruire les stéréotypes de genre et encourager une société plus égalitaire n'est pas une mince affaire. L'ouvrage collectif "Si t'es un homme !", publié chez Glénat, s'attaque aux constructions de la masculinité. À travers 24 textes et bandes dessinées, des auteurs et autrices de diverses générations et horizons proposent un éventail d'expériences et de réflexions pour comprendre, interroger et renouveler les masculinités.
Avec "American Parano : Black House", Hervé Bourhis et Lucas Varela concluent leur diptyque en offrant une exploration saisissante d'un San Francisco des années 60 marqué par le psychédélisme, les crimes rituels et une enquête policière haletante. Entre mysticisme et manipulation, la protagoniste Kim Tyler se confronte à des vérités troublantes et une société patriarcale oppressante.
Roman graphique de Rodolphe et Patrick Prugne, édité par Daniel Maghen, "Écoute s'il pleut" est une œuvre singulière qui tisse les fils de la mémoire, du mystère, de l'invisible et surtout de l'indicible. Plongé dans le bocage normand des années 1960, le récit entrelace le quotidien d'un jeune garçon, Daniel, avec une intrigue aux allures fantastiques. L'histoire, l'imagination et le surnaturel semblent alors se chevaucher.
Les éditions Bamboo publient une adaptation graphique de "La Fille du puisatier", film de Marcel Pagnol paru au début des années 1940. Éric Stoffel, Emilio Van der Zuiden et Albertine Ralenti déploient leur intrigue au cœur de la Provence, dans un petit village rural où le quotidien est imprégné de traditions séculaires et d'une certaine rudesse de vie.
Avec "Les Yeux doux", Éric Corbeyran et Michel Colline façonnent un roman graphique qui explore avec acuité les travers d'une société dystopique où le consumérisme et le contrôle de masse ont pris le pas sur la liberté et l'humanité. Publié aux éditions Glénat, cet album de presque 200 pages s'appuie sur une esthétique rétro-futuriste et une narration inspirée des classiques de la dystopie tels que 1984 de George Orwell, Brazil de Terry Gilliam ou Metropolis de Fritz Lang.
Dirigé par Frank Tétart et publié aux éditions Autrement, "Le Grand Atlas 2025" est un outil précieux pour comprendre les grands enjeux géopolitiques, sociaux et environnementaux du monde actuel et de demain. Cette 12ᵉ édition s'enrichit de nouvelles analyses et cartes détaillées, offrant un panorama exhaustif des défis auxquels la planète est confrontée à l'aube de l'année 2025.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.