Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Dans son ouvrage "Auschwitz", publié dans la collection "Repères" des éditions La Découverte, Tal Bruttmann s’attèle à décrypter l’histoire de ce qui demeure, pour beaucoup, le symbole ultime de la Shoah et de l'inhumanité du régime nazi. L'historien reconnu pour ses travaux sur l’antisémitisme et les politiques de répression nazies, nous invite à une exploration rigoureuse et méthodique de l’évolution d’Auschwitz : de son développement en tant que camp de concentration destiné aux Polonais à son rôle central dans la mise en œuvre de la "solution finale". Entre données précises, éclairages inédits et mise en contexte, le livre se révèle être une contribution essentielle à la compréhension de cette page sombre de l’histoire.
Premier tome d'une trilogie signée par Caryl Férey et Corentin Rouge, "Islander : L'Exil" est une œuvre d'anticipation saisissante. Elle nous transporte dans une Europe dévastée par des catastrophes successives, où la survie constitue rien de moins qu'un combat quotidien. Tandis que les nations ferment leurs frontières, l'Islande, dernière terre encore préservée, devient un refuge convoité, mais aussi un théâtre de tensions intenses…
Dans "Sur les traces des archéologues", Séverine Laliberté et Nicola Gobbi nous entraînent dans une aventure fascinante où l’archéologie contemporaine s'appréhende comme un voyage humain et scientifique. À travers des paysages saisissants allant des déserts de Jordanie aux steppes du Kazakhstan, le lecteur suit une équipe internationale à la découverte des mystérieux "desert kites". Ces constructions colossales en pierre, dont l’utilité reste sujette à débat, sont au cœur d’une enquête particulièrement immersive.
Paru aux éditions Glénat, "Terorisuto", de Frédéric Maffre et François Ruiz, explore l'histoire méconnue et fascinante de l'Armée Rouge japonaise, l'un des groupes révolutionnaires les plus radicaux du XXᵉ siècle. À travers le parcours de Kozo Okamoto, ce récit éclaire les enjeux idéologiques et humains d'une jeunesse alerte et jusqu'au-boutiste.
Dans "Pulsion" (La Découverte), un ouvrage dense de plus de 600 pages, Frédéric Lordon et Sandra Lucbert revisitent l’appareil conceptuel de la psychanalyse en s’appuyant notamment sur la philosophie de Spinoza. Ils y déploient une réflexion foisonnante pour comprendre comment se créent et se meuvent nos désirs et leurs dévoiements, dans un ordre social qui les conditionne.
"La Fabrique de la honte" paraît aux éditions Les Arènes. Élisabeth Cadoche et Anne de Montarlot y dissèquent l’un des mécanismes les plus insidieux de la domination féminine : l’utilisation systémique de la honte, externe ou intériorisée, comme levier de contrôle social. En s’appuyant sur une multitude de témoignages, souvent glaçants, et sur une analyse historique, sociale et psychologique solide, les auteures parviennent à démontrer la réalité d'une construction collective dont les femmes demeurent les cibles privilégiées.
Avec "Congé pat'" (Marabulles), Tristan Champion, Stéphane Tamaillon et Jack Chadwick offrent une adaptation inspirée du récit autobiographique La Barbe et le Biberon. À travers l’histoire de Tristan, jeune papa français projeté dans une aventure inattendue de congé paternité de longue durée en Norvège, l'album aborde avec humour et émotion un sujet probablement trop peu valorisé en France : l'implication active des pères dans la parentalité.
Benoît Gourisse, dans un imposant ouvrage de 620 pages publié aux éditions LettMotif, nous offre une traversée passionnante de trois décennies emblématiques du septième art. Il dresse un portrait complet des chefs-d'œuvre ayant marqué l’histoire hollywoodienne, tout en analysant les bouleversements artistiques, techniques et socioculturels qui ont façonné l'industrie du cinéma.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.