Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
"Tarzan, l’homme-singe", d'Éric Corbeyran et Roy Allan Martinez, poursuit l’ambitieux projet de transposer en bande dessinée l’œuvre fondatrice d’Edgar Rice Burroughs. Ce deuxième opus, publié aux éditions Glénat, mêle aventures exotiques et réflexion sociétale. L'adaptation nous transporte dans la jungle foisonnante, où l’homme sauvage, tiraillé entre deux mondes, doit affronter non seulement des ennemis externes, mais aussi des dilemmes intérieurs.
Le dernier album de Ralf König, "Conrad et Paul : Abba dis donc !" (Glénat) nous ramène dans l’univers truculent de deux figures incontournables de son œuvre. À travers des anecdotes cocasses et un quotidien marqué par une forme d'obsession charnelle, l'auteur et dessinateur continue de scruter les travers de la société contemporaine.
En 1629, le Jakarta, fleuron de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (VOC), quitte Amsterdam chargé de trésors et d'ambitions, pour s'échouer sur des récifs au large de l'Australie. Cet événement historique sert de point de départ à "1629", un diptyque magistralement écrit par Xavier Dorison et illustré par Thimothée Montaigne. Le second tome, « L’Île rouge » dépasse le simple récit d’aventure pour plonger au cœur de la nature humaine.
Le volumineux ouvrage "Fellini 23 ½", d’Aldo Tassone, est publié chez Carlotta. Comptant quelque 800 pages, il s’inscrit dans la lignée des publications « format bible » dédiés aux grands cinéastes, après ceux consacrés à Ozu et Bergman. Ici, c’est l’ensemble de l’œuvre de Federico Fellini qui est examinée et célébrée : les 23 films « et demi » du maître italien, réalisés entre 1950 et 1990, sont passés au crible, depuis Les Feux du music-hall (Luci del varietà) jusqu’à La Voce della luna, ultime long métrage du réalisateur.
Avec l'album "Romy Schneider : je ne suis plus Sissi", Stéphane Betbeder et Rémi Torregrossa proposent un portrait intime et poétique de Romy Schneider. Ils explorent les années fondatrices d'une actrice depuis devenue mythique, un temps où, emprisonnée par le rôle de Sissi, elle cherchait à s'affirmer comme une femme libre et une comédienne accomplie.
"La Montagne par les grands maîtres de l'estampe japonaise", introduit par Anne Sefrioui et publié aux éditions Hazan, se penche sur la montagne telle qu’elle est représentée dans l’art de l’estampe japonaise. Sous la forme d’un ouvrage-accordéon de 118 pages accompagné d’un livret explicatif de 48 pages, ce coffret explore l’importance culturelle, spirituelle et esthétique de ces paysages dans l’imaginaire japonais.
Dans "De la caricature à Charlie Hebdo – 1830-2015", Yves Frémion retrace avec minutie et passion l’histoire riche et mouvementée du dessin satirique français. Cet ouvrage volumineux, publié aux éditions Glénat, sonde la caricature politique et sociale, des premières estampes révolutionnaires jusqu’à l’héritage contemporain de Charlie Hebdo. Entre portraits d'artistes, analyses contextuelles et thématiques, cette somme est une célébration de la satire comme miroir critique de la société.
"Focus 2024 : Le regard des photographes de l'AFP", publié par les éditions La Découverte, réunit les clichés les plus marquants de l'année, capturés par les photojournalistes de l'Agence France-Presse. Ce recueil visuel documente la réalité du monde contemporain, entre conflits, catastrophes climatiques, manifestations sportives, moments de joie et résilience humaine.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.