Jonathan Fanara

Co-rédacteur en chef. Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray Rédacteur Cinéma & Séries télévisées. Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).

« White Only » : Althea Gibson, pionnière du tennis noir-américain

Alors que la ségrégation raciale avait encore cours dans les États sudistes, Althea Gibson est devenue la première championne américaine de tennis noire, s’érigeant de ce fait en symbole de résilience et de lutte. "White Only" (éditions Glénat), de Julien Frey et Sylvain Dorange, permet de redécouvrir cette figure incontournable du sport et de la lutte pour les droits civiques. 

« Calle Malaga » : seul avec ses démons

Avec "Calle Malaga", Mark Eacersall et James Blondel livrent un récit introspectif et taciturne, aux teintes mélancoliques, qui explore les méandres psychologiques d'une cavale, sur fond d'atmosphère méditerranéenne. L'intrigue, sobre et taiseuse, se déploie autour d'un homme solitaire, Saïd, réfugié dans une résidence presque déserte sise dans une station balnéaire espagnole. Armure dressée contre un passé menaçant, cet isolement est bousculé par l'apparition d'un voisin dont l'enthousiasme chaleureux contraste nettement avec l’attitude froide et distante du protagoniste.

« Histoires de sororité » : des femmes unies pour l’émancipation

Dans son ouvrage "Histoires de sororité", publié aux éditions Glénat, Caroline Cohen Ring explore les récits méconnus et inspirants de femmes qui, à travers les siècles, ont favorisé l’émancipation collective par la solidarité et le partage.

« Chère maman » : une emprise maternelle toxique

Dans "Chère maman", Sophie Adriansen et Mlle Caroline s’attaquent à un sujet délicat et douloureusement universel : l'emprise toxique d'une mère sur sa fille. Ce roman graphique, publié aux éditions Glénat, décortique les mécanismes insidieux d'une relation empoisonnée, et les conséquences psychologiques durables qu’elle entraîne.

« L’Âge de déraison » : se réinventer

Avec son titre à la fois ironique et évocateur, "L’Âge de déraison", de Dounia Georgeon au scénario et Pascal M. au dessin, interroge avec subtilité et sensibilité le regard que nous portons sur le vieillissement, la liberté retrouvée et la réinvention de soi à l’aube du grand âge. Parue chez Steinkis, cette bande dessinée s'inscrit parfaitement dans une époque où l’âge ne doit plus être synonyme de renoncement mais au contraire, de renaissance.

« Regards » : le nôtre, empêché ou intérieur, et celui des autres

Avec "Regards", publié aux éditions Glénat, J. Personne échafaude une œuvre singulière, d'une grande audace graphique, et qui, à travers le destin de Luc, jeune aspirant réalisateur, brutalement plongé dans l’obscurité après un accident de voiture, propose une réflexion autour de la cécité. Ce roman graphique interroge la résilience humaine, les limites de nos ambitions et notre rapport à la société lorsqu'elle se détourne ou s'apitoie.

« Catmask Boy » : chronique d’une enfance héroïque au cœur du chaos hongkongais

Avec "Catmask Boy", Linus Liu livre une immersion rafraîchissante et trépidante dans le Hong Kong bouillonnant des années 1970. Ce premier ouvrage, auréolé dans le cadre du programme de soutien à la bande dessinée de Hong Kong, traduit avec talent la vitalité artistique d’un auteur émergent, qui choisit de nous inscrire dans le sillage d'un enfant téméraire.

« #LesMémés » : retour en farce(s)

"#Les Mémés : Punks à chien", cinquième opus des aventures désopilantes signées Sylvain Frécon, paraît chez Fluide Glacial. L'album marque un retour aussi jubilatoire que décapant des désormais incontournables Lucette, Huguette et Paulette. Véritables punkettes octogénaires, ces anti-héroïnes à la dérision corrosive et au verbe acéré n'ont rien perdu de leur mordant, bien au contraire.

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