Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Entre l'ethnogothique et le steampunk, "Bitter Root" raconte une histoire tricéphale : celle de démons sanguinaires assiégeant les États-Unis, celle d'un racisme renvoyé à une forme de monstruosité et celle, enfin, des Noirs en Amérique au début du XXe siècle.
Sidonis Calysta commercialise en Blu-ray et version restaurée "Le Bourreau du Nevada", un western urbain de Michael Curtiz dont la relative confidentialité ne dit rien de la qualité. Robert Taylor y campe un marshal redoutable mais désabusé, aux trousses d'un hypothétique braqueur de diligence.
Durant ce mois de janvier, Le Mag du Ciné se penche sur les représentations du mal au cinéma. Par sa récurrence, les tragédies qu'elle porte en son sein et les multiples figurations qu'elle supporte, l'addiction s'est imposée presque naturellement. Son évocation nous mène du "Lost Weekend" de Billy Wilder à "Trainspotting", "Requiem for a Dream" ou "Breaking Bad".
Voici le second d’une longue série de rendez-vous consacrés aux essais d’actualité. Il s’agira pour Le Mag du Ciné de vous exposer les idées-forces de plusieurs essais d'actualité. Aujourd'hui : Mark Fortier, Olivier Tesquet et Béatrice Barbusse évoquent respectivement le discours de la droite populiste, la surveillance numérique et le sexisme dans le sport.
Une prison, une communauté villageoise reproduisant la vie d'avant : la saison 3 de "The Walking Dead" interroge l'espace et les résidus d'un passé à jamais révolu. Que retenir de ces espaces perçus comme protecteurs ? Que disent-ils du monde post-apocalyptique et des attentes nouvelles qu'il porte en son sein ?
Il est à la fois hitchcockien, luciférien, machiavélique, maniaque et ironique. Il s'accroche à vous comme une moule à son rocher. Il a une idée fixe – un double meurtre parfait – et des névroses familiales à ne plus savoir qu'en faire. Bruno Antony est ce « mal » qui, selon Alfred Hitchcock et conformément à notre cycle de janvier, contribue à bonifier le cinéma.
Michael Keaton, Peter Boyle, Christopher Lloyd et Stephen Furst forment un drôle de quatuor comique dans "Une journée de fous". Ces pensionnaires d'un asile psychiatrique, en expédition à New York, vont vite se trouver livrés à eux-mêmes...
Dans "Une colère noire", Ta-Nehisi Coates règle ses comptes avec le racisme ordinaire et institutionnel américain. Il expose au lecteur la vulnérabilité du corps noir, mais aussi les peurs et les aigreurs qui l'animent en tant que représentant d'une minorité ostracisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.