Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Mark Twain a érigé Tom Sawyer en héros de la culture populaire. Cet orphelin ivre de liberté, aux aventures trépidantes, nous renvoie des années en arrière, à une époque où insouciance et exubérance constituaient des maîtres-mots. Indispensable.
Ken Loach est l'un des plus éminents ambassadeurs du cinéma social britannique. Il remet en question les structures de pouvoir qui étouffent et avilissent les individus. Son œuvre s'appréhende avant tout comme un appel à la dignité de tous ceux, précaires et vulnérables, qui subissent la loi du marché, ou celle du plus fort.
Ceci est notre hommage, modeste, à Philippe Pallin, un compagnon de cinéphilie et auteur estimé. Il laisse derrière lui une oeuvre encyclopédique sur le cinéma français, à paraître aux éditions LettMotif.
Joseph Conrad malmène Crocodile, son personnage principal. Dans "Un anarchiste", ce dernier passe d'ouvrier à révolutionnaire, puis esclave. Les circonstances lui sont défavorables ; la faiblesse de sa volonté, ainsi que celle de son esprit, plus encore. Cette courte nouvelle, écrite avec talent, vaut certainement le coup d'oeil.
"Six-Gun Gorilla" ressemble à une fusée dont les étages s'emboîteraient progressivement et en plein vol. Simon Spurrier y narre l'histoire de Bleu-3425, un jeune supplétif de l'armée envoyé sur une planète colonisée par les hommes. Dans ce Blister, au XXIIe siècle, des rebelles indépendantistes livrent une guerre impitoyable à des bataillons terriens...
Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming nous traînent dans les bas-fonds d'un Chicago revisité. Flics, criminels et super-héros s'y côtoient sans qu'il soit toujours aisé de déterminer qui appartient à quelle catégorie...
Après un premier album en tous points réussis, Brian Michael Bendis et Michael Avon Oeming remettent le couvert : "Powers" renoue avec les dialogues parfaitement ciselés et les intrigues super-héroïques étonnantes.
François Morin a été un acteur et observateur de premier plan des nationalisations mitterrandiennes de 1981. Il a d'abord intégré la Mission d'étude de Jacques Piette, puis le Sécrétariat d'État de Jean Le Garrec, chargé de l'extension du secteur public. Aux éditions Lux, l'économiste et essayiste français revient sur cet épisode emblématique de la présidence de François Mitterrand, les querelles sous-jacentes au sein de la gauche et la postérité d'une réforme qui aura finalement fait long feu.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.