Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
L'auteur et illustrateur américain David Small publie aux éditions Delcourt, dans la collection « Outsider », un roman graphique portraiturant un adolescent mal dans sa peau et abandonné par ses parents.
Le long métrage d'animation Perfect Blue, de Satoshi Kon, bénéficie aujourd'hui d'une édition de prestige en steelbook et combo DVD/blu-ray (association Kazé/Arcadès). On aurait toutefois apprécié la voir nantie de suppléments plus substantiels.
Membres du laboratoire Sophiapol de l'Université Paris-Nanterre, Pierre Dardot, Haud Guéguen, Christian Laval et Pierre Sauvêtre publient aux éditions Lux une généalogie critique du néolibéralisme.
Personnage emblématique de la culture populaire, la sorcière est aujourd'hui récupérée par les mouvements féministes qui y voient, non sans raison, un double symbole d'émancipation et de misogynie. Très documentée, la bande dessinée Sorcières !, disent-ils éclaire l'histoire d'un mythe mortifère.
La série Batman Mythology revient sur les principaux motifs de l'univers du Chevalier noir. Le présent volume, consacré à Gotham City, érige la ville en personnage à part entière, montre à quel point cette dernière apparaît en interaction constante avec Bruce Wayne/Batman et offre un point de vue sépulcral sur son versant criminel.
Étienne Le Roux et Vincent Froissard publient aux éditions Soleil, dans la collection « Métamorphose », une adaptation libre des récits de Marco Polo, intitulée Le Livre des merveilles. Rencontres, découvertes et (més)aventures s'y invitent de manière attendue mais attrayante.
Dans la collection « Cahiers libres », aux éditions La Découverte, paraît l'essai Sur les dents, du journaliste Olivier Cyran. Incisives, canines et molaires y apparaissent comme un marqueur social, dans leur dimension politique, mais aussi à travers la manière dont elles sont prises en charge par les professionnels de la santé.
Le second tome de Bitter Root paraît aux éditions HiComics. En liaison directe avec l'histoire américaine, il place des démons de plusieurs types sur la route de la famille Sangerye. Avec en toile de fond une réflexion sur le racisme et les ressentiments qu'il occasionne.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.