PositionResponsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées.
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Les-400-coups-truffaut-critique-film
En 1959, « Les Quatre cents coups » fut acclamé à Cannes. Et pour cause : le premier film de François Truffaut, partiellement autobiographique, est un chef-d'oeuvre de la première heure de la Nouvelle vague française. Tout y est : l'expression néo-réaliste, l'antihéros jeune et indomptable, une ville de Paris érigée en personnage à part entière, une critique du monde adulte et de l'incommunicabilité, ainsi qu'une mise à nu d'une famille dysfonctionnelle. Avec en supplément quelques-unes des obsessions truffaldiennes les plus célèbres.
Nouvelle-vague-dossier-cinema-film-Alain-Resnais-Hiroshima-mon-amour
La Nouvelle vague a influencé des générations entières de cinéastes. Elle a révolutionné les méthodes de production du cinéma français, donné vie à la politique des auteurs, installé au panthéon des réalisateurs tels que François Truffaut ou Jean-Luc Godard, offert au septième art quelques-uns de ses plus grands films. Retour sur les origines d'un mouvement imprescriptible...
Le-soldat-de-boue-budor-critique-blu-ray.jpeg
Le peintre Mathurin Méheut décrit les horreurs de la Première guerre mondiale à travers ses dessins et la correspondance qu'il entretient avec Marguerite, son épouse. Dans ce documentaire, le spectateur entrevoit le conflit à travers ses yeux et croquis, mais aussi par le biais d'un verbe, celui des lettres, tour à tour horrifiant et fort de la tendresse qu'il éprouve vis-à-vis de sa compagne.
Chicken-of-the-dead-film-critique
« Chicken of the Dead » est un exercice graphique d'excellente facture : en dix minutes à peine, Julien David nous immerge dans l'envers cauchemardesque de l'industrie agroalimentaire. Dans le sillage de Bernard Lepique, patron sans scrupules, on découvre tour à tour un maire complaisant, des consommateurs ahuris et un capitalisme générateur de chaos - mais certainement pas d'états d'âme.
Jacques-Rivette-coffret-Carlotta-films-dvd-blu-ray-review
Carlotta Films nous permet de redécouvrir Jacques Rivette à travers un coffret intitulé "La Fiction au pouvoir". Au menu : Duelle, Noroît et Merry-Go-Round, trois longs métrages méconnus faisant la part belle à l'imaginaire et aux séquences longues. Si le pouvoir de fascination du cinéaste français demeure intact, ses films, assez radicaux dans leur démarche, souffrent d'un manque de rythme et d'enjeux.
harlots-critique-bluray-serie
Harlots procède par immersion : dans l'Angleterre georgienne, au sein du milieu de la prostitution, à l'intérieur de deux maisons closes rivales. Là-bas, outre les querelles sans merci animant deux matriarches obstinées, le spectateur découvre des plaies familiales béantes, des rapports au sexe et aux femmes révélateurs, mais aussi la résilience de femmes dont le seul tort est d'être mal nées.
L-Homme-a-la-camera-film-Dziga-Vertov-critique-cinema
C'est un film-somme. L'Homme à la caméra contient à peu près toutes les techniques cinématographiques connues en 1929. Avec un sens de l'image porté à incandescence, Dziga Vertov transporte le spectateur à Odessa, Kiev ou Moscou, y capture des scènes de la vie quotidienne, érige la ville en personnage à part entière et réalise l'une des plus remarquables mises en abîme de l'histoire du cinéma.
On la trouve en sous-texte dans n'importe quel bout de péloche : la ville est un lieu d'action, un cadre spatiotemporel, le révélateur d'un milieu ou d'une fonction, un élément qui amorce l'intrigue ou lui donne corps. De Fritz Lang à Hayao Miyazaki en passant par Martin Scorsese ou Woody Allen, nombreux sont les cinéastes à l'avoir exploitée et érigée en personnage à part entière. Elle est tour à tour chiche, grandiose, contemporaine, futuriste, délabrée, high-tech, surpeuplée ou vidée de ses forces vives.