Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
L'immense Jean Gabin prend place dans la collection « 9 1/2 » des éditions Glénat. Qualifié sous forme de sous-titre d'« Homme aux yeux bleus », particularité physique mise en exergue tout au long de l'album, le comédien français se voit effeuillé, par-delà l'icône, par le scénariste et historien du cinéma Noël Simsolo et le dessinateur italien Vincenzo Bizzarri.
Premier tome d'une Trilogie berlinoise, « L'été de cristal », adapté d'un roman de Philip Kerr, réunit le scénariste Pierre Boisserie et le dessinateur François Warzala le temps d'une enquête dans l'Allemagne nationale-socialiste.
Olivier Peru, Benoît Dellac et Evgeniy Bornyakov publient aux éditions Soleil le premier tome d'une série prometteuse, No Zombies, intitulé « Le Livre de Joseph ».
Après Zulu, le scénariste Caryl Férey se replonge dans une Afrique du Sud meurtrie par l'apartheid. Sangoma : Les Damnés de Cape Town narre une enquête policière sur fond de crise politique au sujet du partage des terres agricoles.
Second tome d'un triptyque, « Mobilis in Mobile » s'inscrit, comme son prédécesseur « Le Théâtre des ombres », à la croisée de Rudyard Kipling (Kim) et Jules Verne (Vingt Mille Lieues sous les mers). Kimball O’Hara, suspecté d'animosité anti-coloniale, doit se dédouaner de toute responsabilité à la suite d'un attentat ayant ravagé le port de Bombay. Et pour ce faire, il n'a d'autre choix que faire évader le capitaine Némo, détenu dans une prison sibérienne, et lui emprunter le célèbre Nautilus, considéré comme le sous-marin le plus performant jamais conçu. Car pour s'innocenter, « Kim » doit à tout prix récupérer des documents prisonniers des coffres d'une épave coulée au fond des mers.
Avec De Ira, Stéphane Hirlemann opère une légère extension : les crises sociales d'aujourd'hui deviennent les cataclysmes de demain. En adoptant le point de vue d'une adolescente conscientisée et rebelle, il décrypte avec une poésie noire la colère sourde qui anime en profondeur les sociétés occidentales.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.