Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Ce second tome d’"Agent 9" poursuit son travail de détournement : recycler les grands codes du récit d’espionnage pour les offrir, malicieusement désossés, à un jeune lectorat, sans jamais sacrifier ni l’intelligence, ni le plaisir de lecture.
Avec "Le Serment", Mathieu Gabella et Mikaël Bourgouin signent un huis clos chirurgical et cinématographique. Un thriller fantastique tendu, où chaque action semble rapprocher le récit d’un point de non-retour.
C'est aux éditions Glénat. La galette des rois devient le théâtre d’une implosion intime et politique. Et par ce truchement, Hervé Bourhis signe une comédie sociale acide, nerveuse, et furieusement contemporaine.
Dans "Les Grands Noms du rock", Ernesto Assante propose une autre manière d’écrire l’histoire du rock : non comme une succession de dates et de styles, mais comme un mouvement vivant, contradictoire, indocile, arrimé à ses stars les plus talentueuses.
Bel ouvrage, le "Dictionnaire des cinémas chinois" propose une cartographie analytique et critique d’un continent cinématographique éclaté, traversé par l’histoire, la censure, les évolutions du marché et les métamorphoses des formes visuelles. Dans son édition la plus récente, enrichie, le livre dirigé par Nathalie Bittinger assume pleinement son ambition : penser ensemble les œuvres, les corps, les industries et les imaginaires.
Sous la bannière d’Invincible Univers, Robert Kirkman et Jason Howard revisitent le mythe du lycanthrope en 300 pages tranchantes où le pouvoir, la culpabilité et la manipulation cohabitent. Wolf-Man n’est pas l’histoire d’une bête libérée, mais celle d’un homme dévasté qui cherche, dans la nuit, la moindre issue vers la vérité.
Quand Isao Takahata s'empare en 1994 de la figure folklorique du tanuki pour en faire le héros d'un film d'animation, il offre au Studio Ghibli l'une de ses œuvres les plus singulières. "Pompoko" raconte la résistance désespérée d'une communauté de tanukis anthropomorphes face à l'urbanisation galopante de leur habitat naturel dans les collines de Tama, près de Tokyo. L'anime comics publié par les éditions Glénat permet de redécouvrir cette fable écologique d'une richesse narrative exceptionnelle.
Dans ce quinzième volume publié par Glénat, le "One Piece Magazine" s’intéresse à "One Piece Film : Red". Riche en entretiens, croquis préparatoires, analyses musicales et documents de production, il dévoile les dessous d’un film pensé autant comme une expérience visuelle que comme une œuvre musicale. Un numéro qui se lit comme une véritable exploration de la fabrique du film.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.