Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Un ouvrage collectif dense et inspiré restitue la cohérence d’un cinéaste longtemps perçu comme marginal, en révélant la force narrative et formelle d’une œuvre décrite comme "dangereusement sincère". C'est à découvrir aux éditions LettMotif.
Entre précarité étudiante et vertige numérique, J. Personne raconte le quotidien d’une jeune Réunionnaise exilée à Paris, dont la survie émotionnelle ne tient qu'à un fil : celui d’une connexion Internet. Un roman graphique lucide, bicéphale, qui dévoile les lignes de fracture entre réel et virtuel.
Des promesses de contacts, fugaces ou durables, à la mise en vitrine des personnes et de leurs egos, les rencontres 2.0 ont redessiné la cartographie du désir. Avec "Sex Friends", Richard Mèmeteau et Colin Atthar radiographient ce théâtre numérique où l’on swipe à l'infini et où l’intimité se négocie à coups de notifications.
Publié aux éditions Glénat, Radio Club, d’Alex Jordanov et Ké Clero, se penche sur l’ascension d’un mouvement musical d'envergure planétaire. La West Coast commence à battre au rythme du hip-hop et, au centre de ce nouveau "game", on retrouve un duo des plus improbables : un jeune Français féru de mathématiques et un rappeur en devenir, Ice-T.
Dans ce troisième volume, Masaoki Shindō continue d'installer son héroïne au cœur du collectif scolaire et réaffirme les enjeux de la responsabilité et de l’acceptation. Entre organisation d’un festival sportif, tensions adolescentes et manifestations incontrôlées de ses pouvoirs, Ruri poursuit un apprentissage qui dépasse le simple motif fantastique.
Recueil d’histoires courtes confiées à plusieurs artistes, ce second volume proposé par les éditions Delcourt revisite la figure du Rocketeer sous des angles multiples : héroïsme en temps de guerre, doutes amoureux, fascination publique et héritage.
En s’emparant du personnage populaire de Conan, Oscar Martin et Leonel Castellani livrent une aventure sèche, violente et plus subtile qu'il n'y paraît. Un one-shot qui regarde droit dans les yeux l’héritage de Robert E. Howard, mais sans renoncer à sa singularité.
Avec "Sois femme et tais-toi – Dans l’œil de Delphine Seyrig", Nina Almberg et Arianna Melone proposent un récit à deux voix, tendu entre le cinéma et la mer, entre filiation et émancipation. L'album éclaire la naissance d’une conscience féministe à travers le destin croisé de Delphine Seyrig et de sa mère, Hermine de Saussure. Un album sensible et politique, publié aux éditions Steinkis.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.