Co-rédacteur en chef.
Responsable des pages Littérature, Essais & Bandes dessinées, ainsi que des actualités DVD/bluray
Rédacteur Cinéma & Séries télévisées.
Auteur de « Fragments de cinéma » (Ed. Le Livre en Papier).
Avec "Sois femme et tais-toi – Dans l’œil de Delphine Seyrig", Nina Almberg et Arianna Melone proposent un récit à deux voix, tendu entre le cinéma et la mer, entre filiation et émancipation. L'album éclaire la naissance d’une conscience féministe à travers le destin croisé de Delphine Seyrig et de sa mère, Hermine de Saussure. Un album sensible et politique, publié aux éditions Steinkis.
Avec "Le Vase de cristal", Astrid Goldsmith inscrit son récit familial dans une histoire collective plus vaste : celle des Juifs européens du XXᵉ siècle, déplacés, dispersés, parfois détruits.
Avec "Freddie l’Arrangeur" (éditions Delcourt), Garth Ennis et Mike Perkins s’amusent à imaginer un Hollywood où les stars de films d’horreur ne portent pas de masques. Vampires, loups-garous et autres créatures existent réellement – et quand leurs débordements menacent les studios, on appelle Freddie.
Avec "Nouvelle France", Stephen Desberg et Bernard Vrancken entraînent le lecteur au cœur d’un XVIIIᵉ siècle nord-américain où l’Histoire s’écrit dans le sang et la poudre. Publié aux éditions Daniel Maghen, le roman graphique s'apparente à une grande fresque historique capable de se recentrer sur un drame intime.
Dans sa nouvelle fable bureaucratique, Marc Dubuisson transforme l’administration en théâtre d’ombres contemporain, où wokisme fantasmé, virilisme blessé et novlangue managériale s’entrechoquent à coups de PowerPoint et de “BIP BIP”. Une satire qui rit jaune, mais juste.
Entre les chutes spectaculaires, les peurs nocturnes et des stratégies d’enfants dignes d’un conseil de guerre miniature, ce troisième tome du "Monde de Charline" transforme une banale classe verte en odyssée haute en couleur. Sous ses airs de comédie cartoonesque, l’album de Raoul Paoli raconte l’enfance telle qu’elle se vit : excessive, drôle, fragile et furieusement sincère.
Avec "Instants d’années", l’illustrateur Alfred signe un livre-hommage à l'occasion des quarante ans de la maison d'édition Delcourt. Un leporello tout en images, conçu comme une mosaïque d’émotions et de souvenirs. Une célébration élégante, presque intime, mais qui laisse aussi poindre un regret : celui d’une histoire racontée davantage par impressions que par récits.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.