Herve Aubert

"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

Les Economistes atterrés demandent « De quoi avons-nous vraiment besoin ? »

Le nouveau livre des Economistes Atterrés, De quoi avons-nous vraiment besoin ?, arrive au carrefour de deux événements majeurs, la crise sanitaire et la campagne présidentielle. Deux moments propices à la remise en question d'un modèle néolibéral qui a largement prouvé qu'il est une impasse.

Enfant de salaud, de Sorj Chalandon : indispensable mais insaisissable vérité

1987. D'un côté le narrateur, chroniqueur judiciaire, assiste au procès Barbie pour un grand journal national. De l'autre côté, il fait des recherches pour éclairer un demi-secret familial : l'attitude de son père sous l'Occupation. Pour savoir pourquoi il est un "enfant de salaud". Avec ce dispositif, et avec tout son talent, sa subtilité et son intelligence, Sorj Chalandon nous livre un roman aussi bouleversant que pudique.

Le Fils préféré, de Nicole Garcia : trois personnages en quête de père

Pour son deuxième long métrage en tant que réalisatrice, Nicole Garcia signe, avec Le Fils préféré, le très beau portrait d’une fratrie déchirée qui va s’unir dans la quête d’un père disparu. Un film tout en nuance et en subtilité, porté par une interprétation d’un très grand niveau.

Jour de colère, de Carl Theodor Dreyer, sort en DVD chez Potemkine et MK2

Film à l'esthétique impressionnante rappelant les maîtres flamands, portrait tragique d'une femme prise entre les élans de sa passion amoureuse et la morale étriquée et mortifère de son temps, Jour de colère, de Carl Theodor Dreyer, est un film qui marque une mémoire de cinéphile. MK2 et Potemkine nous proposent de le revoir en DVD.

Falaises, d’Olivier Adam : au bord de la mère

Quatrième roman d’Olivier Adam, Falaises est une plongée dans l’intimité d’un écrivain à partir des souvenirs évoqués par les falaises d’Etretat. Un roman bref mais dense, et un travail remarquable sur l’écriture.

Atlantic City, lieu d’échouage des paumés sans avenir

Lion d’or 1980, ex aequo avec le Gloria de Cassavetes, Atlantic City est un film en équilibre entre film noir et drame social, montrant...

Les géants en petit format : les nouvelles du cycle des Robots, d’Isaac Asimov

Depuis les bureaux de l'US Robots sur Terre jusqu'à l'atmosphère gazeuse de Jupiter, depuis un astéroïde qui sert de base de lancement à un vaisseau unique jusqu'à la surface brûlée de Mercure, les nouvelles qui sont rattachées au cycle des Robots d'Isaac Asimov constituent une véritable épopée du futur de l'humanité, doublée d'un monument de la SF.

L’Armée Rouge, un documentaire de Michaël Prazan en DVD

Les éditions Arcades et Arte éditions publient en DVD le documentaire de Michaël Prazan consacré à l’Armée Rouge, un angle intéressant pour aborder l’histoire de l’URSS mais dont le résultat n’est pas à la hauteur des espérances, malgré un complément de programme des plus intéressants.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.