Herve Aubert

"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

Après, Stephen King à l’écoute des morts

Un jeune garçon capable non seulement de voir des morts, mais aussi de leur parler. Certes, on pourrait penser au Sixième sens, mais Après n'est pas un plagiat du film de M. Night Shyamalan : c'est un roman caractéristique de la bibliographie de Stephen King, avec sa conception personnelle de l'horreur, le rôle du surnaturel et sa capacité à faire vivre des personnages d'enfants réalistes.

Akira Kurosawa décrit une humanité prise Entre Le Ciel et l’enfer

A travers une histoire de kidnapping et de demande de rançon, Akira Kurosawa livre un film dense et complexe, à la forte tension dramatique. A la fois enquête policière et description sociale, Entre Le Ciel et l'enfer est un des grands films du cinéaste japonais.

David Tennant fait Le Tour du Monde en 80 jours

Certes, on peut pousser des cris d'orfraie face à une adaptation plutôt lointaine et peu fidèle du fameux roman de Jules Verne. Ou alors on peut simplement savourer une série d'aventures exotiques globalement réussie, qui parvient à constituer un agréable divertissement familial, bien rythmée et bien interprétée.

Belle, le conte 3.0 de Mamoru Hosoda

Après Les Enfants Loups, Le Garçon et la Bête et Miraï, ma petite Soeur, Belle est le dernier long métrage en date de Mamoru Hosoda. on y retrouve les qualités habituelles du cinéaste : splendeur visuelle, émotions, et un scénario très intelligent qui propose une réflexion sur les rapports entre le monde virtuel et la réalité, le tout dans une relecture de La Belle et la Bête.

Le vampire et le sang des vierges, en Mediabook, Blu-ray et DVD chez Artus Films

Les éditions Artus Films, qui ont un fort beau catalogue de films de genre et de cinéma bis, réjouissent les amateurs du genre avec la sortie en Mediabook d'une rareté, Le Vampire et le sang des vierges, film allemand d'Harald Reinl, dans lequel on retrouve tous les ingrédients qui font la saveur de l'horreur gothique.

Le Sabre du mal : l’épopée du rônin fou

Dans la lignée du film Harakiri, de Masaki Kobayashi (etécrit par le même scénariste, Shinobu Hashimoto, Le Sabre du mal est un chanbara (film de sabre japonais) présentant un personnage de rônin fou, hanté par la violence, habité par un Tatsyua Nakadaï impressionnant.

Youssef Chahine filme la geste de Saladin

En réalisant un long film ( de trois heures) grandiose et passionnant sur Saladin, Youssef Chahine fait plus que reprendre une figure centrale de l'histoire arabe du temps des croisades. Saladin est aussi un personnage symbolique, et cela se lit facilement à travers le personnage que nous montre le grand cinéaste égyptien.

Cry Macho : Clint Eastwood se perd sur les routes du Mexique

Cry Macho, le nouveau film de Clint Eastwood, est une déception si l'on considère l'impressionnante filmographie du cinéaste. Ici, rien ne rappelle la subtilité habituelle du réalisateur, le film regorge de stéréotypes et de clichés dans un récit sans véritable enjeu narratif.

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Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

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Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.