Herve Aubert

"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

Scorpion Série, saison 1 : critique

Mêlant suspense, action et humour, la série mise beaucoup sur un rythme très rapide qui ne laisse aucun temps mort.

Cinema Paradiso, un film de Giuseppe Tornatore : critique

En apprenant le décès d’Alfredo, Salvatore adulte se replonge dans son passé. De même, lorsque les spectateurs replongent ce film, 26 ans après sa sortie, ils retrouvent intactes toutes les émotions d’alors.

Cannes Classics : Le Troisième Homme – Critique du film

La première impression que l’on a du Troisième Homme, c’est sa musique, signée Anton Karas, un air entêtant joué à la cithare et qui reste en mémoire pendant longtemps. Cet air va accompagner une histoire désabusée, cynique et qui refuse toutes les facilités habituelles du genre.

L’instinct de tuer, un film de David Grovic : critique dvd

Le film, l'instinct de tuer, cumule les maladresses et les fautes de goût (quand ce ne sont pas des fautes cinématographiques). Ça commence par le scénario...

Ascenseur pour l’échafaud, un film de Louis Malle : critique

Même si Louis Malle a toujours nié faire partie de la Nouvelle Vague, Ascenseur pour l'échafaud porte quand même les marques du mouvement. Les extérieurs sont tournés en décors naturels avec une grande liberté dans les mouvements de caméra.

Cannes Classics : Marius, un film d’Alexandre Korda

A l’instar d’un César qui prépare un cocktail parfaitement dosé (avec quatre tiers, certes, mais « ça dépend de la grosseur des tiers »), les auteurs du film parviennent à magnifiquement doser humour et drame pour que chacun alimente l’autre.

Rétro Jacques Audiard: Portrait d’un artiste

S'il a été "le fils de", Jacques Audiard est aujourd'hui un des plus grands cinéastes français. Exigeant avec lui-même et avec son cinéma, ses six premiers films ont récolté pas moins de 71 prix ! Probablement du jamais vu...

Cannes Classics: Z, un film de Costa-Gavras – Critique

Z est un film remarquable, sobre, profond, efficace. Première partie d’une trilogie sur les dictatures (avec L’Aveu et État de siège, film injustement oublié), il montre avec minutie comment une démocratie peut facilement sombrer si on n’y prend pas garde.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.