Herve Aubert

"professeur de français, j'ai découvert le cinéma grâce aux films de Spielberg des années 80, mais je suis vraiment devenu cinéphile avec John Huston (Quand la ville dort) et Akira Kurosawa (Le Chateau de l'Araignée), Humphrey Bogart (Le Faucon Maltais) et Marlon Brando (Sur les quais). Appréciant aussi bien le cinéma classique que moderne, les séries des années 60 que celles des années 2010, c'est de la diversité que je tire mes plaisirs."

Strange Magic, un film de Gary Rydstrom : critique

Strange Magic, un film très drôle. peuplé de personnages secondaires parfois hilarants (y compris des champignons pratiquant le téléphone arabe)

Omar Sharif : Portrait d’un seigneur du cinema

Un acteur de légende s'est éteint. Omar Sharif, une légende du cinéma, aux côtés de Peter O'Toole dans Lawrence d'Arabie (1962), célèbre pour son rôle dans Docteur Jivago (1965)...

Pacte avec un tueur, un film de John Flynn : critique du DVD

Et si on vous promettait d'écrire un best-seller, à condition de s'allier à un tueur professionnel ?

Légitime Violence, un film de John Flynn : critique du DVD

En montrant le difficile retour au pays d'un soldat américain emprisonné au Viet-Nam, John Flynn s'interroge sur l'image du héros et fait un film sobre, sombre et violent qui a durablement influencé des réalisateurs comme Quentin Tarantino.

Pour une Poignée de dollars, un film de Sergio Leone : critique

En adaptant Kurosawa, Sergio Leone nous livre un film baroque et jouissif, premier jalon de l'invention d'un style personnel unique qui marquera l'histoire du cinéma.

Critique: Indian Palace – Suite royale, un film de John Madden

Sorti en 2012, Indian Palace, de John Madden (le réalisateur Shakespeare in love) constituait une agréable surprise dans l’univers de la comédie britannique. En faire une suite n’était absolument pas nécessaire, et pourtant cette seconde partie reste au même niveau que le film original et en possède les mêmes qualités.

Bosch saison 1, une série d’Eric Overmeyer : critique

Bosch n’est pas vraiment l’adaptation d’un roman, mais l’action de la première saison reprend et combine l’intrigue de plusieurs volumes écrits par Connelly. Cela permet d’avoir une affaire complexe qui a se poursuivre tout au long des dix épisodes de la saison.

Le Juge Fayard dit Le Shériff, un film d’Yves Boisset : critique

Le Juge Fayard dit le shériff est avant tout le portrait d’un homme. Dès les premières images, nous voyons un personnage qui avance droit devant lui, sans s’arrêter, sans faiblir, certain de ce qu’il fait parce qu’il n’agit que selon sa conception de la justice.

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Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

Peindre avec la caméra : Robbie McGarvey et la fabrication irréversible de Die My Love

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