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Transgression de genre : le cas de Clarice Starling dans Le Silence des Agneaux

Dans un thriller aux accents psychologiques, le film de Jonathan Demme offre le portrait d’une enquêtrice aux accents féministes dont le rôle amène à repenser les espaces offerts aux femmes par les films policiers hollywoodiens des années 90. S’intégrant dans des problématiques qui résonnent jusqu’à aujourd’hui, Clarice Starling permet de s’interroger sur les rapports entretenus avec une autorité hiérarchique masculine établie et la tentative d’abolir des stéréotypes féminins.

J’ai le droit de vivre : La crise de 1929 et ses dommages collatéraux sur le peuple américain

Étroitement lié à l'affaire du Gang Barrow, le second métrage américain de Fritz Lang, J'ai le droit de vivre, se réclame d'un drame social mâtiné de polar dans la plus pure tradition de L'Âge d'or Hollywoodien.

Hokusai : Les Cents vues du Mont Fuji – Edition 2020

Le contenant est sublime, avec une reliure à la japonaise de couleur rouge. Le contenu l'est tout autant avec l'ensemble des compositions, fidèles à leur monochromie originelle ou avec un léger rose pâle, une fois gravées chez l'imprimeur. Un livret explicatif rédigé par Nelly Delay nous éclaire sur le tout.

Un vrai bonhomme de Benjamin Parent : la présence de l’absence sur la vie d’un adolescent

Un vrai bonhomme est le premier film de Benjamin Parent. Il en signe aussi le scénario avec Théo Courtial. Tom et Lucas sont deux frères inséparables mais en réalité l'aîné, Lucas, est décédé, et Tom a toujours l'impression de l'avoir à ses côtés pour l'épauler. Tom devra se libérer de ce fantôme pour devenir lui-même.

Nina Wu de Midi Z : un voyage intérieur complexe dans la tête d’une actrice traumatisée

Le #MeToo est toujours d'actualité. Nina Wu, qui n'est pas un produit hollywoodien, mais un film du réalisateur taïwanais Midi Z, avec comme scénariste et actrice principale, la remarquable Wu Ke-Xi, en est la preuve, en Asie. Ce long-métrage, en compétition dans la sélection Un certain regard, lors du Festival de Cannes 2019, sort en France, le 8 janvier 2020.

Emma Peeters : une approche du suicide entre humour et désenchantement

La réalisatrice Nicole Salo, n'a pas froid aux yeux, et aborde, pour son premier long-métrage, Emma Peeters, un sujet très difficile et encore tabou : le suicide. Elle désamorce son choix explosif, en utilisant une arme imparable, l'humour. Monia Chokri, qui incarne Emma, nous livre une prestation remarquable, au niveau de son jeu d'actrice. Le film est plaisant mais n'est pas une réussite totale.

Brooklyn Affairs : Edward Norton plus doué pour ses talents d’acteur que de réalisateur

Le mercredi 4 décembre 2019, sortait en salles Brooklyn Affairs, un long-métrage réalisé par Edward Norton qui a, de surcroît, le rôle principal. Il s'agit d'un thriller américain dont l'action en demi-teinte a lieu dans le New York des années 50, un New York reconstitué et plus vrai que nature. 

Le Voyage du Prince : un enchantement pour tous avec une visée philosophique

Le Voyage du Prince, dont la date de sortie en France est le 4 décembre 2019, est un long-métrage d'animation franco-luxembourgeois. Ce film résulte d'un travail appliqué et au final extrêmement réussi sur le plan esthétique. Réalisé par Xavier Picard et Jean-François Laguionie, Le Voyage du Prince est, de surcroît, un conte philosophique.

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Thérèse et Isabelle par Marie Fortuit : écrire et faire l’amour

Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.

Coulisses The Boys : Le secret du “GORE DIAL” derrière la violence extrême

Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.

Severance : l’architecture de Lumon comme machine à effacer la mémoire

Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.

Le Bronze Coule : Vhagar dans House of the Dragon Saison 2

Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.