Après Sang Pour Sang, les frères Coen trouvent, avec Arizona Junior: leurs marques, leurs acteurs fétiches et ce qui sera leur cinéma pour les décennies à venir.
Le film modernise la romance par le biais d’une étudiante prénommée Ana ; elle est belle, timide ; mais semble recroquevillée dernière sa frange et ses nombreux livres d’étude.
Sortie l'année de la réélection de Barack Obama, la série Veep de Armando Iannucci estampillée HBO, ne prend pas de gants pour moquer ouvertement la grande messe de la politique américaine.
Sans atteindre l'intensité dramatique d'un La Chute du Faucon Noir ou l'onirisme cauchemardesque d'Apocalypse Now, cette plongée en terre Irakienne réserve quelques beaux moments de tension au milieu du désert.
Z Nation, une série aux thèmes déjà vu, le cocktail des mort-vivants bouffeurs de chairs animés dans un monde maudit n'est guère renouvelé dans cette première saison....
La série française Hero Corp de Simon Astier durant cette saison 4 souvent en demie-teinte, avec un ventre mou rattrapé de justesse sur les derniers épisodes, frappe par le côté fauché de plus en plus flagrant.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.