Après l'Arkansas et l'Ohio, Jeff Nichols pose ses caméras, sur les rives boueuses du Mississipi, celles de son enfance. Mud, à mi-chemin entre film d'aventures et thriller romantique, nous entraîne dans une Amérique bien loin de la modernité et de l'urbanisation. Le long des rives du Mississipi, la vie se déroule lentement. Le fleuve, symbole du sud des Etats-Unis, verdoyant et fantomatique, immense et sauvage, est admirablement filmé par le réalisateur[1] et devient un véritable personnage à part entière, avec sa dangereuse et trompeuse tranquillité.
Après les séries télévisées Hannibal et Bates Motel, et avant l’arrivée imminente sur le grand écran de Carrie, la Revanche et Texas Chainsaw 3D, les remake du monde horrifique sont décidément à la mode ces temps-ci, essayant tant bien que mal de reconquérir un public en quête de sensations fortes. Le cinéma d’horreur serait-il en manque d’inspiration ?
Premier film de la phase 2 des studios Marvel après la réunion des Avengers, ce troisième volet consacré à l'homme en armure, change la donne puisque cette fois-ci, la réalisation et la plume sont confiées à Shane Black, scénariste de nombreux films d’action dont L’Arme fatale (1987) et réalisateur de l'excellent Kiss Kiss Bang Bang (2005, déjà avec Robert Downey Jr)
Tout comme le roman de Boris Vian, très visuel et détaillé dans les descriptions physiques, L’Ecume des jours de Gondry révèle un monde incroyablement riche et foisonnant d'idées visuelles incroyables et poétiques, de machineries mécaniques en tout genre, de petites trouvailles merveilleuses, de décors absolument improbables.
Les âmes vagabondes d’Andrew Niccol : Passion, émotions et conflit de l’âme
Les Âmes vagabondes, adaptation cinématographique du roman éponyme de Stephenie Meyer, était l’un...
Ce film est bien plus qu’une animation pour enfants. Les réalisateurs démontrent également leur volonté de transformer cette odyssée préhistorique en fable philosophique, en rite initiatique : les personnages migrant face à une nature qui se modifie et devient dangereuse
Le point fort d’Oblivion est sans nul doute, son esthétisme, la création d’un univers de sensations. Graphiquement, le film est une merveille, due en grande partie aux décors épurés (notamment à celui de la station perchée et dotée d’une piscine céleste) ou aux paysages splendides d'Islande qui après le mauvais Prometheus (2012) de Ridley Scott.
Soderbergh signe un thriller psychologique évocateur de l'âge d'or du film noir, qui ne devrait pas décevoir les fans d’Hitchcock, car il impose un retour aux fondamentaux du cinéma : un scénario en béton, un casting somptueux, une réalisation sobre, et une mise en scène froide totalement acquise à la narration, évoquant souvent le grand De Palma.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.
Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.
Comment Robbie McGarvey a peint Die My Love avec de l’Ektachrome, des Petzval et un ratio 4:3. Filtres enfumés à la main, alla prima sur pellicule et trace visible du geste.
Entre 1908 et 2020, Silent Friend explore l'évolution de la perception humaine autour d'un ginkgo biloba. Un voyage sensoriel où la peinture devient le milieu du cinéma et le temps une matière organique.