C. A.

La Grande Bellezza, de Paolo Sorrentino

La scène d’ouverture dépeint une fête donnée pour les 65 ans de Jep, sur fond de techno disco, des hommes habillés et des femmes ornées de bijoux, se trémoussant sans complexe et avec frénésie ; le clou du spectacle est l'éruption du gâteau d’anniversaire d'une ex-starlette siliconée de la téléréalité berlusconienne, aux formes felliniennes mais abimée par les abus en tous genres. Le film a une sensibilité propre et une démarche qui consiste à approfondir la vacuité des personnages dans une sorte de nihilisme romantique,

Fast & Furious 6 de Justin Lin

Vroom, vroum, et c’est reparti ! Pour la quatrième fois, nous retrouvons Justin Lin aux commandes de ce 6ème opus de la saga Fast & Furious qui ne devrait pas décevoir son public en décharges d’adrénalines et en beaux bolides malmenés.

Epic : la bataille du royaume secret de Chris Weber

Epic est un film d'une grande beauté plastique, bercé de personnages toujours aussi fantasques et dotés d'une bonne dose de poésie, d'action et d’humour. Les plans sont profonds et dynamiques ; les dessins et les couleurs sont magnifiques (comme dans Rio, 2011) et très réalistes et raviront les amateurs du style elfique. L’animation de ce monde de la nature est sublime, mais aussi totalement immersive grâce à une 3D enivrante et aboutie

Only God forgives, un film de Nicolas Winding Refn : Critique

Winding Refn mise tout sur l'esthétique, l'ambiance et le non-dit. Si le rythme est lent, le film est beaucoup plus trash. Les plans à l'esthétique irréprochable et aux couleurs contrastées ont comme unique but d’agresser les rétines du spectateur « Art is an act of violence », telle est la philosophie cinématographique de Relfn.

Mamá d’Andreas Muschietti : Critique du film

Avec Mamá, tous les éléments du conte d'antan sont réunis [i]. Dès l’ouverture et l’apparition à l’écran du “Once upon a time…”, et durant La première demi-heure du film typique des productions horrifiques espagnoles, le spectateur est plongé dans une fable noire aux méandres angoissants : un accident sous la neige...

Stoker, un film de Park Chan-Wook : Critique

Pour son premier film hollywoodien, le réalisateur coréen de reconnaissance mondiale, Park Chan-Wook connu pour Thirst , ceci est mon sang (2009) mais surtout Old Boy (2004), Grand Prix au festival de Cannes, adapte ici le scénario de Wentworth Miller (l’acteur Michael Scofield dans Prison Break). Avec Stoker, le réalisateur retrouve ses thèmes de prédilection : une histoire de famille, de vengeance et de cruauté. Dès les premières minutes, Stocker est un véritable régal pour les yeux.

Le passé d’Asghar Farhadi : Critique du film

Après le succès légitime de ses deux premiers longs métrages, A propos d'Elly (2009) et surtout Une séparation (2011), Asghar Farhadi signe ici son premier film français tout en gardant en toile de fond ses thèmes de prédilection. En effet, ce n’est pas l’action qui intéresse le réalisateur iranien, mais bien plus les tourments de la psychologie humaine, la déchirure entre les hommes, le divorce, et les conflits familiaux. Le passé nous plonge ainsi dans un huit clos dramatique au scénario kafkaïen et maitrisé, une ambiance lourde mais stylisée, où tous les spectateurs s’adonnent à une psychologie sombre et manipulatrice liée au conflit des secrets.

Gatsby le Magnifique de Baz Luhrmann

Cette poudre aux yeux ne suffit pas à pardonner l’erreur fondamentale de Luhrmann : celle d’avoir privilégier la forme au fond. Ce Gatsby le magnifique est un beau livre d'images, mais vide de la moindre émotion.

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Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ? Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.

From : Quand le Noir Devient Mortel

Dans From, la nuit appartient aux monstres et la lumière fragile aux vivants. Christopher Ball impose une règle stricte : seuls les lanternes à pétrole, bougies et torches visibles à l’écran éclairent les scènes. Ce parti pris matériel fait de chaque flamme un véritable compte à rebours, où la clarté elle-même devient source de terreur.

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