Chloé Margueritte

Diplômée en journalisme de l'ESJ Paris, je suis passée par mille et une péripéties culturelles et littéraires au cours de mes études : théâtres, ciné et prépa avant de débarquer à Paris pour me lancer dans le journalisme et la communication. Passionnée par l'art en général et par le cinéma en particulier, j'écris principalement des critiques et autres analyses filmiques.

Sciamma, Honoré, Guiraudie : mettre l’amour caché en scène

Février, c'est le mois de l'amour commercial. Mais au cinéma, l'amour est toujours plus puissant quand il est interdit, rempli d'obstacles et de douleur. Quelques cinéastes cependant rendent ces amours "marginaux" possibles en leur offrant des territoires pour s'épanouir. C'est le cas de Céline Sciamma, Christophe Honoré et Alain Guiraudie.

Desert Hearts de Donna Deitch : rendre l’amour possible

Si Donna Deitch avait une sœur de cinéma contemporaine, ce serait Céline Sciamma. En effet, comme la réalisatrice de Portrait de la jeune file en feu, celle de Desert Hearts filme un amour interdit qu'elle rend possible. Un amour qui s'écrit sous nos yeux, un amour qui sera celui du souvenir ou de l'avenir, rien n'est déterminé à l'avance. Une première pour un film comme Desert Hearts, sorti en 1985.

Adieu Bacri

Jean-Pierre Bacri est mort à l'âge de 69 ans. Cet acteur souvent qualifié d'authentique et bougon a surtout marqué par des films qui le sont tout autant. Discret sur sa vie privée, peu présent à l'écran (il n'était pas boulimique de films), l'acteur a su nous toucher en plein cœur. Portrait en forme d'hommage.

Olivier Marchal ou l’autopsie d’un flic à l’état sauvage

Olivier Marchal a construit sa carrière ciné autour du personnage du flic. Un type avec des couilles qui ne s'en laisse pas conter, corrompu, fidèle à son boulot, prêt à mourir. En effet, souvent, un bon flic est un flic mort chez Marchal. Ce regard rempli de testostérone a atteint son paroxysme en octobre sur Netflix avec Bronx. On ne sait plus vraiment où se situe le regard d'un réalisateur qui a été dans les rangs de la police pendant quatorze ans. Une chose est sûre : l'autopsie est brutale. Etude de ce cas atypique dans le cadre de notre cycle police au cinéma.

Police d’Anne Fontaine : un pas de côté qui tombe à plat

Police d'Anne Fontaine en voulant faire un pas de côté, passe complètement à côté de son sujet. Il ne se passe pas grand chose en termes d'action, mais ce qui se joue dans les sentiments et l'enjeu politique n'est pas traité non plus. Dommage, car l'idée était bonne de mêler costumes civils et costumes de flics dans un mouvement contestataire. Le film est sorti en salles en 2020 et a été vu pendant le confinement grâce à l'excellent travail de La 25e heure. 

Salles de cinéma : étreintes brisées

Les salles de cinéma n'ont pas été citées dans un premier temps dans les discours officiels (et plus largement la culture) puis sont finalement restées fermées le 15 décembre dernier. La lumière n'a pas éclairé le bout du tunnel des salles obscures. Au-delà de la question sanitaire et politique qui laisse place ou non à la culture, c'est quoi la salle de cinéma ? Si pour Mathieu Kassovitz,  les salles  se sont "pas essentielles" en temps de crise, d'autres comme Nicolas Maury crient dans la nuit pour leur réouverture. Dans 44 lettres adressées aux spectateurs et spectatrices par les gens du métier, le cinéma redevient essentiel. Pour les cinéphiles que nous sommes, elle est un lieu où être à sa place, où le rêve se déploie. A travers différentes expériences de cinéma en salle, j'ai décidé, moi aussi, d'adresser une lettre d'amour au 7e art et aux découvertes lumineuses dans l'obscurité.

Cheyenne et Lola : des débuts prometteurs + rencontre avec l’équipe

Les deux premiers épisodes de Cheyenne et Lola ont été diffusés le 24 novembre sur OCS. Ils l'ont été quelques jours plus tôt dans le cadre du Festival Series Mania en ligne. L'occasion également d'une rencontre avec le réalisateur, la créatrice et les actrices de la série. On regarde ou pas ?

Ecole et cinéma : l’échec de l’institution raconté par L’Heure de la sortie et Fracture.

Quand le cinéma s’empare du sujet de l’école, c’est aussi et avant tout pour parler de la société. En effet, qui peut prétendre aujourd’hui que les deux ne sont pas intimement liées ? Dans son dernier film, La vie scolaire, Grand Corps Malade parle autant d’un collège REP que d’une cité qui va mal parce que ses habitants s’y sentent abandonnés. Aujourd’hui qu’on prétend donner à l’école un rôle majeur, qu’elle semble devoir tout pouvoir, tout construire, intéressons-nous au cinéma qui dit aussi parfois l’échec de l’école comme de la société. Pour cela, deux œuvres seront mises en parallèles : L’Heure de la sortie (Sébastien Marnier, 2018) et Fracture (Alain Tasma, 2010).

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