Regarder un tableau n’est jamais un geste neutre : c’est une distance à ajuster, une présence à accueillir, une tension à habiter. Le regard circule, hésite, revient, construit l’image autant qu’il la reçoit. Une exploration de ce champ invisible où l’œuvre et le spectateur se rencontrent.
Pour cette fin de Festival de Gérardmer 2021, nous faisons un petit détour sur trois films plus ou moins enthousiasmants : The Stylist , Host et Aya et la sorcière.
Un début d’année 2021 tout en douceur, avec seulement deux nouvelles sorties et un retour de série, mais il y a de quoi satisfaire des inclinations variées. Pastiche des sitcoms des années 50, soleil mexicain, cerveza et ambiance virile, ou retour aux affaires de Riverdale : il y a de quoi attendre de pied ferme le 36e confinement.
Dans l’image numérique, la trace n’est plus un geste mais un signal. Pixels morts, glitchs, artefacts de compression : autant de failles qui révèlent la structure instable du numérique. Une traversée des erreurs, des défaillances et des perturbations qui composent ce nouveau régime d’image.
La figure humaine n’est plus un bloc stable. Corps morcelés, visages dédoublés, identités glissantes : la figure contemporaine se fragmente, se recompose, se transforme. Une traversée des formes instables qui redéfinissent aujourd’hui la présence du corps dans l’image.
Le bleu est l’une des couleurs les plus fascinantes de l’histoire de l’art : rare dans la nature, sacré pour les civilisations anciennes, alchimique dans ses pigments. Des temples égyptiens aux porcelaines chinoises, des bleus structurels de la nature aux innovations modernes, il n’a cessé de nourrir symboles, mythes et révolutions esthétiques. Au cinéma, dans la mode ou le design, il devient couleur narrative, émotionnelle et technologique. Une teinte universelle qui continue de façonner notre imaginaire collectif.
La poésie migre aujourd’hui vers les réseaux sociaux, où le vers court rencontre l’image, le scroll et l’économie de l’attention. Instagram, TikTok et X deviennent des scènes où la parole se concentre, se performe et circule à grande vitesse. Cette mutation ne dilue pas le genre : elle en révèle une nouvelle intensité, entre exigence esthétique, tension algorithmique et émergence de voix inédites. La poésie numérique n’est plus un simple format : c’est un véritable recueil vivant.
L'année 2021 vient d'ouvrir ses portes mais il est encore temps de regarder un petit instant dans le rétroviseur afin de revenir sur le parcours de dix personnalités qui auront marqué de leur talent, cette compliquée et difficile année 2020. Petit tour d'horizon effectué par la rédaction du Magduciné. De Gu Xiaogang à Laure Calamy...
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.