La rédaction LeMagduCiné

Les meilleurs films de 2021 : le top 10 de la rédaction

L’année 2021 s’achève et c’est l’heure pour la rédaction de donner sa liste des meilleurs films de cette année cinématographique ; une année 2021, compliquée pour les salles et ses spectateurs, mais qui aura eu son lot de surprises, d'inattendus, de chocs visuels et d’éblouissements narratifs. Alors qui sera le meilleur film de 2021 selon notre rédaction? Bonne lecture à vous.

LeMagduciné fait son bilan de l’année 2021 : films préférés, scènes marquantes, attentes pour 2022…

Comme pour chaque fin d'année, la rédaction du Magduciné vous propose un tour d'horizon de ses meilleurs souvenirs cinématographiques de 2021 et de ses attentes pour 2022, à travers les réponses de certains de ses rédacteurs et rédactrices à six petites questions.

Le Geste Dissous : Dispersion, Dilution, Perte Totale de Forme – Une Phénoménologie de l’Évanouissement et de la Disparition Sans Reste

Un geste qui se dilue, se disperse, disparaît. Le geste dissous révèle une perte totale de forme.

Le reflet : miroirs qui déforment, surfaces qui mentent, illusions qui capturent

Le reflet n’est jamais une simple duplication. Il déforme, amplifie, fragmente. Dans le cinéma, la peinture, la photographie ou les écrans numériques, le reflet agit comme une seconde image — une image qui échappe, qui glisse, qui ment parfois. Le reflet n’est pas un double fidèle : c’est une surface instable, un espace où l’identité se déplace, se trouble, se diffracte. Le reflet est une forme culturelle majeure, un dispositif qui révèle autant qu’il dissimule.

La coupure : ruptures qui lacèrent, gestes qui se brisent, images qui saignent

Au cinéma, la coupure lacère le temps ; dans le numérique, le glitch fracture le flux. Dans les deux cas, l’image cesse d’être lisse pour devenir tension, interruption, surface instable où le réel surgit précisément là où la continuité échoue.

Hyper-saturation esthétique : quand couleurs, sons et affects deviennent des armes perceptives

La saturation n’est plus un effet ponctuel mais une architecture perceptive complète, où l’image doit envahir, le son remplir et l’émotion déborder pour rester perceptibles. À travers le cinéma et les régimes esthétiques contemporains, se dessine un monde où l’intensité n’orne plus le réel, mais le force.

Le Dernier Duel, de Ridley Scott : nos preux chevaliers cuisinés à la sauce #MeToo

Basé sur une fameuse affaire juridique française du XIVe siècle, le dernier « jugement de Dieu » officiellement autorisé, le film met au prises trois personnages qui défendent leur honneur au péril de leur vie. Malgré les apparences, le cinéaste britannique n’a pas livré une fresque épique à la Kingdom of Heaven, lui préférant cette fois un surprenant conflit interpersonnel raconté sous trois angles, bien servi par des comédiens très convaincants. La greffe d’un anachronique sous-texte féministe est toutefois venu gâcher un projet prometteur…

Le Geste Suspendu : Arrêt, Retenue, Interruption – Une Phénoménologie de l’Inaccompli et de la Tension Contenue

Un geste arrêté, retenu, interrompu : le geste suspendu révèle une tension interne, un mouvement qui hésite et se retient. Une exploration des gestes instables qui fissurent l’image.

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