Le flou n’efface pas l’image : il la transforme. Vitesse, mémoire, disparition — autant de régimes qui font vaciller les contours, glisser les formes, dissoudre les présences. Une traversée des instabilités qui redéfinissent aujourd’hui la manière de voir.
Le reflet n’imite pas : il transforme. Surfaces, miroirs, déformations, duplications — autant de régimes qui rendent l’image instable, mouvante, toujours en train de se recomposer. Une traversée des doubles fragiles qui hantent les surfaces réfléchissantes.
Le double n’imite pas : il hante. Spectres, copies imparfaites, variations multiples — autant de formes instables qui fissurent l’unité du sujet et déplacent la présence. Une traversée des doubles qui dédoublent, altèrent et transforment l’image contemporaine.
Le Festival de Cannes 2021 a fermé ses portes il y a maintenant une semaine. Avec des souvenirs plein la tête et des étoiles plein les yeux, certains membres de l'équipe du Magduciné reviennent sur leurs moments forts de ce Festival avec à l'ordre du jour Onoda, Titane, Julie (en 12 chapitres) et bien d'autres.
Alors que le Festival de Cannes vient de fermer ses portes et de couronner Titane comme Palme d'Or, notre rédaction fait un dernier petit tour d'horizon sur les différentes sections qui ont jalonné cette édition 2021, avec cette fois-ci, Vortex de Gaspar Noé ou même Les Intranquilles de Joachim Lafosse.
Alors que le Festival de Cannes s’achève dans quelques jours, LeMagduCiné continue son voyage au travers des différentes sections de cette édition 2021. Pour ce cinquième rendez vous, nous vous parlons entre autres de Mi iubita, mon amour de Noémie Merlant ou même de Are You Lonesome Tonight de Wen Shipei.
Alors que la première semaine du Festival de Cannes s’achève bientôt, LeMagduCine continue son voyage au travers des différentes sections de cette édition 2021. Pour ce quatrième rendez vous, nous vous parlons entres autres de La Fièvre de Petrov de Kirill Serebrennikov ou même de Compartiment N°6 de Juho Kuosmanen.
Alors que la première semaine du Festival de Cannes s'achève bientôt, LeMagduCine continue son voyage au travers des différentes sections de cette édition 2021. Pour ce troisième rendez vous, nous vous parlons entres autres de Mothering Sunday d'Eva Husson ou même des Amours d'Anaïs de Charline Bourgeois-Tacquet.
Ce mercredi 8 juillet 2026, Studiocanal ressort en salles françaises Kill Bill: The Whole Bloody Affair, la version intégrale de 4h35 que Quentin Tarantino voulait à l'origine. Elle comporte notamment une nouvelle séquence animée inédite de sept minutes, produite par Production I.G en 2025, vingt-deux ans après la séquence originale que Kazuto Nakazawa et Katsuji Morishita avaient réalisée pour Kill Bill Vol. 1. Cette continuité de collaboration entre Tarantino et le studio japonais mérite qu'on s'arrête sur ce qui s'est joué en 2003 : le geste hybride live-action/anime que le réalisateur américain a inventé pour raconter l'enfance d'O-Ren Ishii, et ce que ce geste dit du rapport entre l'anime japonais et le cinéma américain contemporain.
Mardi 5 mai 2026, le Petit Théâtre de la Maison de la Culture d’Amiens accueillait l'adaptation de Thérèse et Isabelle de Violette Leduc, un texte longtemps censuré. Marie Fortuit et la compagnie Les Louves à Minuit signent une mise en scène audacieuse qui fait le choix de la retenue, transformant cette histoire d'émancipation en un objet artistique sensible et maîtrisé.
Ce qui rend la violence de The Boys si impactante, ce n’est pas seulement son exagération, c’est sa précision chirurgicale. Dans les studios VFX, la barbarie n’est plus laissée au hasard : elle se règle comme un paramètre. Un cadran baptisé “GORE DIAL”, quelques crans au-delà de 10, et l’horreur passe du réaliste à l’absurde. Preuve que nous sommes entrés dans une ère où même la sauvagerie la plus démente est devenue une variable technique parfaitement maîtrisée.
Dans Severance, l’absence de mémoire ne se raconte pas seulement : elle se construit. Jessica Lee Gagné et Jeremy Hindle transforment Lumon en architecture de l’oubli, un monde de couloirs blancs, de néons et de vert institutionnel où le vide devient une présence.
Et si le vrai personnage de cette saison n’était pas un Targaryen… mais une vieille dragonne de bronze qui a survécu à tout le monde ?
Vhagar ne vole pas : elle pèse le temps lui-même. Chaque battement d’aile porte cent quatre-vingt-un ans d’histoire, et quand elle apparaît à l’écran, ce n’est plus du CGI : c’est une cathédrale vivante qui respire.