On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Les éditions Delcourt publient Le Mirage de la croissance verte, d'Anthony Auffret. Il y est question de la compatibilité, fantasmée ou non, entre la préservation de l'environnement et la croissance économique.
La collection « Les Futurs de Liu Cixin » des éditions Delcourt s'enrichit de deux nouveaux titres : « Les Trois Lois du monde », de Xiaoyu Zhang, et « Pour que respire le désert », de Valérie Mangin et Steven Dupré. Moins denses que « La Terre vagabonde », ces deux récits continuent à exploiter la science-fiction et de confronter l'humanité à ses astres morts. Ici : l'écologie et l'éducation.
Les éditions Lux publient Mœurs, un essai du philosophe québécois Alain Deneault. Critique vis-à-vis du politiquement correct, des tabous politiques et de la rhétorique des extrêmes, il questionne les tournants pris par une société où la parole s'enserre et se libère de manière parfois irrationnelle.
Second tome de la série Sold out, « Face B » sonne comme un aboutissement. Phil Castaza réunit sa troupe de vieux musicos pour un ultime concert dans une salle bordelaise emblématique, le Krakatoa. Au programme : humour, tendresse et seconde jeunesse.
L'ouvrage collectif Censure & Cinéma : Orient paraît aux éditions LettMotif. De la Tunisie à l'Inde en passant par la Chine ou l'Iran, il présente en détail la manière dont la censure s'est exprimée dans ces pays à travers le temps et les obstacles qu'elle continue à poser à l'heure actuelle à l'endroit de cinéastes en quête de liberté.
« Il ne me vient aucune circonstance familiale à laquelle Rufus Himmelstoss ait consacré plus que le temps d’une cigarette. Si tant est qu’il ait été présent. Il était le plus souvent parti pour… « affaires ». Il donnait dans le commerce de stores. Il fuyait constamment les obligations les plus élémentaires qu’implique la fondation d’une famille. »
Handicap, féminisme, maladie : les éditions Lapin se portent à hauteur d'enfant à l'occasion de trois albums dédiés à chacun de ces sujets. Patriarcus l'enchanteur, La Petite renarde qui n'avait pas de plumes et Pendant que le loup y est constituent autant de métaphores éveillant la conscience de nos petites têtes blondes. Un exercice accentué par les dossiers pédagogiques glissés en fin d'ouvrage.
Rémy Benjamin et Geoffrey Delinte publient Prise de bec aux éditions Motus. Mettant en scène des animaux excentriques, ils s'amusent des comportements humains par les moyens détournés offerts par l'allégorie animale.
On connaît la date et, surtout, on connaît la fin. Avec "Les Dates chocs de l’Histoire", Jean-Yves Le Naour revient aux éditions Bamboo sur ces heures aiguës où rien n’est encore joué, où le cours du monde peut infléchir. Deux premiers albums donnent le ton : "11 novembre 1918 : Au cœur de l’armistice" et "28 octobre 1962 : Au cœur de la crise de Cuba".
De la conseillère d’orientation qui enterre les vocations aux cours de religion, des humiliations de cour de récréation aux connaissances prétendument "inutiles", cet ouvrage collectif publié aux éditions Fluide Glacial examine l’école sans céder aux facilités de la nostalgie. Les styles graphiques et les tonalités s’y succèdent avec liberté : autobiographie, satire, mauvais esprit, tendresse et franche bouffonnerie se fondent dans un album où chacun semble retrouver un morceau de sa propre scolarité.
À dix ans, Lenny possède un défaut impardonnable : au milieu d’une famille délicieusement dysfonctionnelle, il paraît à peu près normal. Relom retourne ainsi le divan du psychologue comme un gant et fait de "Lenny – On ne choisit pas sa famille !" une petite comédie familiale féroce, volontiers grivoise, où les adultes auraient sans doute davantage besoin d’une consultation que l’enfant qu’ils y expédient.
Et si la véritable violence faite aux filles n'était pas celle du patriarcat, mais celle des mères elles-mêmes ? Dans Faire la peau, Louise Chennevière signe un récit-réquisitoire incandescent sur le couple mère-fille, où l'écriture, entre rage et réflexivité, tente de dire l'inacceptable : la complaisance d'une lignée de mères dans la violence systémique qu'elles ont elles-mêmes subie. Un livre-ravage qui pose une question vertigineuse : faut-il tuer sa mère pour sortir d'une aliénation et vivre enfin libre ?
Des néonazis, un président américain davantage préoccupé par sa teinture que par l’apocalypse, un Panzer qui tient de l’immeuble et une querelle lexicale autour du ping-pong : Fabien Bedouel boucle le cycle de "Valhalla Bunker" en mettant tous les potentiomètres dans le rouge. C’est énorme, idiot avec méthode, et dessiné avec une redoutable efficacité.