« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.
« - C’est une bande appelée « La Flotte » qui a assassiné David. C’est une bande très particulière, elle est apparue au XIXe siècle.
- Ils sont si vieux que ça ?
- Elle se renouvelle chaque année, mon p’tit… Chaque type qui meurt ou qui devient hors jeu est remplacé. Mais ils recrutent toujours le même type de gens. On dirait qu’ils cherchent à entretenir une continuité à travers les générations, à conserver « l’âme » de la bande originelle. »
Avec "Le Chant de la femme parfaite", paru aux éditions Delcourt, Makyo et Bruno Cannucciari proposent un roman graphique qui interpelle autant par son thème original que par sa réalisation soignée. En explorant les frontières entre réel et fantastique, entre introspection psychologique et phénomènes paranormaux, les auteurs livrent un récit poignant, porté par une narration subtile et un dessin élégant.
Avec "Palmyra", nouvel opus indépendant de la série « Survival », Christophe Bec poursuit une exploration méthodique des mécanismes du fantastique et de l'horreur en situant cette fois-ci son intrigue au cœur du Maine rural, près d’une forêt inquiétante qui distille progressivement un sentiment oppressant et tenace d’angoisse. Une famille ordinaire, les Saville, récemment installée dans une ferme isolée en lisière de bois, se retrouve confrontée à l’irruption brutale d’un danger ancestral, tapie dans l'ombre épaisse des arbres environnants.
Avec leur album "Sector 5", Christophe Bec et Christian Pacurariu prennent pour cadre Bucarest et dévoilent les recoins sordides d'un quartier où la corruption, la violence et le sexe virtuel semblent être les uniques maîtres à bord. Paru aux éditions Soleil, ce polar urbain se révèle d'emblée comme une œuvre mature, implacable, et à réserver à un lectorat adulte averti.
Les récits d'exploration spatiale offrent souvent à leurs auteurs la possibilité d'aborder indirectement des problématiques contemporaines sous couvert d'aventures exotiques et d'univers fantastiques. Avec "Si vous lisez ça, je suis déjà morte", Matt Kindt et Dan McDaid proposent précisément ce genre d'incursion, entre hommage aux classiques du genre et réflexion sociétale. Pourtant, le résultat final est mitigé, en raison de ses limites scénaristiques.
Deux nouveaux albums nous permettent de renouer avec l'humour décalé et parfois trash des éditions Lapin : "Ultimex : Strip Club" de Gad et "Psychanalyse du marine de l’espace" de Wandrille. Bien qu’issus de registres totalement différents, ils partagent une volonté de bousculer les conventions et de s'attaquer à des thématiques de société avec un humour subversif et un regard critique.
En mai 1937, Patricia Douglas, âgée d'à peine 20 ans, croit toucher du doigt le rêve tant désiré par tant de jeunes femmes de son époque : devenir actrice à Hollywood. Pourtant, c’est un tout autre scénario, sombre et brutal, qui se dessine lors d’une soirée privée organisée par l’un des studios les plus puissants de l'époque, la Metro-Goldwyn-Mayer (MGM). C’est ce drame oublié qu'Halim restitue avec puissance dans son roman graphique "Seule contre Hollywood", paru aux éditions Steinkis.
Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.
« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ?
- Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »
Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.
Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.
Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.