BD Mangas

Les Naufragés du Lavalette : légende marine

« - Eu cartonne of Lucky Strike fore ziss fez en poil de cul !? Tut’moques de moi, l’ami ? - Yes, my friend. Ten packs ! That’s a very good price for you… »

« Le Fantôme de l’opéra » : horreur en musique

Tyler Boss et Martin Simmonds reprennent le mythe du Fantôme dans un récit d’enquête où le prestige du spectacle autorise toutes les outrances. Paru chez Urban Comics, ce volume de la collection Universal Monsters doit autant à son atmosphère graphique qu’à sa manière de faire du théâtre un lieu de désir, de peur et de faux-semblants.

« Le Parfum des feuilles de thé » : reprendre racine

Dans "Le Parfum des feuilles de thé" (Robert Laffont), Camille Monceaux et Virginie Blancher suivent Akane et Mayumi, deux jeunes femmes qui quittent Tokyo pour reprendre une plantation familiale. Au rythme des récoltes, leur installation devient une histoire de transmission et de choix de vie, non sans doutes.

D’or et d’oreillers, dans l’univers des contes

« - Sadima ! Prenez place. J’ai pensé que nous pourrions apprendre à nous connaître. - Oui milord. - Appelez-moi Adrian. - Bien milord - Sadima, je dois reconnaitre que nous ne sommes pas partis sur le meilleur pied. Je ne sais pas me comporter avec les gens. Préoccupé par ma situation, je ne vous ai pas suffisamment prêté attention. Je serai plus attentif dorénavant. Discutons un moment, voulez-vous ? - Si vous le souhaitez. Nous allons commencer par la météo. Après quoi nous évoquerons les patrons de robes, les sujets d’aquarelle… - Vous avez l’air de connaitre votre sujet. Je vous laisse diriger la conversation. - C’est pourtant le rôle de l’homme, milord. - Appelez-moi Adrian - Mais enfin ! Certainement pas. »

« Berserk – Édition Prestige » : un chef-d’œuvre en majuscule

Peu de mangas atteignent la densité, la noirceur et l’élégance tragique de "Berserk". Depuis sa création par Kentarō Miura en 1989, cette œuvre inclassable s’est imposée comme l’un des monuments du genre dark fantasy. Les éditions Glénat lui rendent aujourd’hui un hommage à sa hauteur, en publiant une somptueuse édition prestige en deux volumes massifs (près de 900 pages cumulées), qui couvre les débuts de la série jusqu’au chapitre 6 de "L’Âge d’or". Soit la première grande respiration du récit : des débuts ultra-violents du Guerrier noir à la constitution de la Troupe du Faucon. Des arcs fondateurs, imprimés ici sur grand format cartonné, avec pages couleur inédites et traduction entièrement revue. Un soin éditorial remarquable, à l’image de l’œuvre qu’il célèbre.

« Albert Kahn » : banquier des peuples et philanthrope du regard

Il arrive parfois qu’un destin discret traverse le vacarme de l’Histoire pour mieux éclairer notre propre présent. C’est à cet exercice subtil que se livre l’album graphique "Albert Kahn" (Glénat), qui met en scène la vie étonnante de ce banquier alsacien — juif, humaniste, célibataire, sans descendance — dont l’ambition ne fut jamais d’accumuler pour lui-même, mais d’ouvrir des fenêtres sur le monde pour les autres.

« BRZRKR Bloodlines » (Tome 2) : voyage sanglant à travers les siècles

Si l’éternité est un fardeau, Unute, l'immortel imaginé par Keanu Reeves, nous rappelle qu’elle est aussi un prétexte inépuisable à l’aventure. Dans ce second volume de "BRZRKR Bloodlines", les auteurs nous invitent une fois encore à feuilleter les pages sanguinolentes du passé de ce personnage fascinant. Après un premier spin-off prometteur mais quelque peu inégal, ce nouvel opus affiche une ambition plus affirmée, tant sur le plan narratif que graphique.

« Le Dernier vol de Dan Cooper » : l’éternelle énigme d’un pirate du ciel

Les éditions Glénat publient "Le Dernier vol de Dan Cooper", de Jean-Luc Cornette et Renaud Garreta. Un exercice d'imagination convaincant, qui donne une matérialité à Dan Cooper après son célèbre "casse aérien".

« Emma » : Jane Austen, ou l’art de la comédie sociale

Parmi les grands romans de Jane Austen, on trouve en bonne place "Emma", publié en 1815. Moins sombre que Mansfield Park, moins romantique qu'Orgueil et Préjugés, ce texte, aujourd'hui adapté en roman graphique, se déploie telle une brillante comédie de mœurs, un tableau délicatement ironique de la société anglaise du début du XIXe siècle. Avec Emma, la romancière britannique atteint un équilibre subtil entre légèreté narrative et profondeur psychologique. Elle livre surtout un portrait de femme aussi agaçante qu’attachante, au cœur d’un monde régi par les conventions, les mondanités, le rang et l’argent.

Whisky (ex Bidouille)

« Leçon du jour, mon gars… Si tu veux pouvoir profiter d’un des rares terrains vagues qui existent encore, ne laisse JAMAIS les artistes s’y installer !! Les artistes, c’est l’avant-garde de la bourgeoisie ! Ces types sont capables de sublimer n’importe quoi ! Du hangar miteux au bled paumé en passant par le pire coupe-gorge ! En deux temps, trois mouvements, tu te retrouves avec une armée de fêtards… de bars… de galeristes… d’agences immobilières… et de tout un tas de pigeons qui trouvent que l’endroit est pâââârfait pour se reproduire ! »

« L’Amourante » : quand l’amour devient élixir de jouvence

Avec "L’Amourante", Pierre Alexandrine propose aux éditions Glénat une bande dessinée singulière, articulée autour d'une variation subtile et féministe sur le mythe de l’amour éternel et du corps soumis au regard des autres.

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Le Principe de Wellington de Nathalie Léger : une commande de scénario sur l’aveu devient une enquête vertigineuse sur l’écriture, la vérité et les masques du « je ». Entre anagnorisis tragique, Wittgenstein, Emily Dickinson et imitation des personnages aimés, la narratrice-écrivaine explore les confins du langage et de la fiction, interroge les affres de la création et la culpabilité, et tisse une émouvante apologie de la relation entre frères et sœurs.

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Dans "Géographie du rap : Villes et scènes en France et aux États-Unis", le géographe Séverin Guillard étudie les signes et lignes de force qui relient les artistes à leurs villes, ainsi que les inégalités qui séparent les scènes locales des centres de l’industrie musicale. De Lille à Atlanta en passant par Paris, représenter un lieu, c’est aussi revendiquer sa place sur un échiquier complexe.

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