En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.
Et si une rencontre de quelques secondes pouvait vous marquer au point de façonner toute une existence ? Avec "Équation à une inconnue", Frédéric Peynet signe une œuvre pleine de délicatesse, où une manifestation de sentiments inattendue devient le point de départ d'une quête aussi improbable que profondément humaine.
Retour sur quelques nouveautés de cette rentrée littéraire 2022. Au programme : Les Futurs de Liu Cixin : La Perfection du cercle, Dog Man : Le Conte des deux matous, Lord Gravestone : Le Dernier Loup d'Alba et Manifeste de l'anarchie.
Les éditions Glénat publient dans leur collection « Comix Buro » le dernier tome du triptyque Valhalla Hotel, intitulé « Overkill ». Patrice Perna et Fabien Bedouel reprennent les mêmes ingrédients pour un final explosif : testostérone, tirades ciselées, ambiance pop et personnages mi-absurdes mi-fascinants.
Les éditions Glénat publient Vergès, du scénariste Jean-Charles Chapuzet et du dessinateur Guillaume Martinez. Les auteurs se penchent sur la vie du « plus controversé des avocats du XXe siècle », en s'appuyant notamment sur un entretien qu'il a accordé, à son crépuscule, à Jean-Charles Chapuzet.
La collection « Comix Buro » des éditions Glénat accueillent le second tome de La Tour. Jan Kounen, Omar Ladgham et Mr Fab s'y penchent sur les conflits intergénérationnels dans un monde post-apocalyptique où l'air a été rendu irrespirable par une bactérie qui a décimé la quasi-totalité de l'humanité.
La collection « Le Fil de l'Histoire » des éditions Dupuis s'enrichit d'un nouveau titre portant sur la Révolution française. Comme à leur habitude, Fabrice Erre et Sylvain Savoia font preuve de didactisme pour expliquer aux plus jeunes les tenants et aboutissants d'un événement historique séminal et retentissant.
Publié aux éditions Soleil, Convoi se déroule en 2074, dans une France post-apocalyptique défigurée par les guerres nucléaires et le dérèglement climatique. Alex est chargée d'assurer un convoi de médicaments du Havre vers Marseille, un exercice périlleux pour lequel elle s'est entourée d'une équipe de gueules cassées. Manifestement inspirés de Mad Max, Kevan Stevens et Jef livrent un récit pop, tarantinesque et traversé de tirades fusantes.
Artiste coréenne très suivie sur les réseaux sociaux, Yudori publie son premier album aux éditions Delcourt. Le Ciel pour conquête prend pour cadre les Pays-Bas du XVIe siècle et s'appuie sur le point de vue de quatre personnages féminins.
Lisa Sanchis publie La Route du bloc aux éditions Delcourt. Elle y narre le parcours d'un aspirant chirurgien pédiatrique, bientôt « pris dans l'engrenage d'une machine infernale qui ne s'arrêterait jamais ».
En adaptant "Naïs" de Marcel Pagnol, Éric Stoffel et David Ratte redonnent vie à l'un des textes les plus denses de l'écrivain provençal. Derrière une romance contrariée se dessine en effet une réflexion sur le sacrifice, la différence et l'amour possessif, portée par une galerie de personnages d'une remarquable justesse.
Après "L'Étreinte", Jim et Laurent Bonneau se retrouvent pour un nouveau récit habité. Un simple road trip entre amis y fait figure de révélateur. Une traversée des silences, des absences et des liens invisibles qui continuent d'unir les vivants aux disparus. Les Adieux ne durent jamais confirme la singularité d'un duo qui préfère les émotions diffuses aux effets spectaculaires.
Et si une rencontre de quelques secondes pouvait vous marquer au point de façonner toute une existence ? Avec "Équation à une inconnue", Frédéric Peynet signe une œuvre pleine de délicatesse, où une manifestation de sentiments inattendue devient le point de départ d'une quête aussi improbable que profondément humaine.
À travers une série de contributions consacrées à la pandémie, au climat ou encore au vieillissement démographique, l’ouvrage paru aux PUR observe avec acuité l'état et la lente métamorphose des systèmes sociaux. France, Japon : partout, la crise agit comme révélateur, accélérateur, et parfois même en tant que mise en demeure.
« Les êtres sauvages, commença-t-il. Ça m’a toujours paru un peu erroné de dire ça d’eux. Ils ne sont pas sauvages. En tout cas, pas comme la plupart des gens le conçoivent. Observez-les. Voyez comment ils sont les uns envers les autres. Ils sont plus dociles que nous. Je crois que c’est parce qu’ils savent d’emblée comment aimer et que nous, nous devons l’apprendre. Je vois cela en eux. Comment l’amour les rend dociles. Pas seulement entre eux. La nature. Son mystère. L’attraction de la lune. Le ciel. Toute l’atmosphère qui s’en dégage. C’est ce qui m’attire. Cette grande ouverture qu’ils offrent. C’est ce que j’essaie de ressentir quand je suis avec eux. Ce que j’essaie de voir et de saisir, si j’ai de la chance. Cette authenticité. »