Le Cobaye bientôt adapté pour les besoins d’une série en réalité virtuelle

Le film bis de science-fiction Le Cobaye (Lawnmower Man) de Brett Leonard, sorti en 1992, avec Pierce Brosnan pourrait connaître une nouvelle adaptation pour les besoins d’une série. Le format de ce programme risque d’en surprendre plus d’un. Le Cobaye devrait en effet être destiné aux casques de réalité virtuelle.

L’univers du film Le Cobaye pourrait bien être adapté pour les besoins d’une série. La grande surprise de ce programme concerne son format. La nouvelle adaptation de Lawnmower Man sera effectivement destinée aux casques de réalité virtuelle.

Ce nouveau marché pourrait être porteur de fictions courtes et de programmes innovants très immersifs dans les années à venir. Le prix très onéreux des casques, les risques d’addiction et l’isolation des utilisateurs sont des freins assez importants pour cette technologie qui tente de se démocratiser avec notamment les nouvelles générations de consoles et leurs casques de réalité virtuelle.

Le scénario du film d’origine était directement lié à cet univers fascinant. Un homme simple d’esprit faisait l’objet d’une expérience scientifique, basée sur la réalité virtuelle et menée par le personnage de Pierce Brosnan. L’intelligence du cobaye se développe de manière exponentielle. Il va même commencer à acquérir des pouvoirs parapsychologiques. Cette avancée prodigieuse et ces progrès scientifiques ne seront pas sans conséquences. Son équilibre mental et sa réalité seront de plus en plus perturbés. Une suite assez médiocre du film était sortie en 1996 sous la direction de Farhad Mann.

D’après des informations de RoadtoVR, relayées par IGN, la société de production VR Jaunt aurait conclu un accord avec les détenteurs des droits du film d’origine, Jim Howell et Rupert Harvey. La société VR Jaunt devrait produire dans les mois à venir un programme de plusieurs épisodes destiné aux casques de réalité virtuelle. Aucune date de sortie n’a encore été communiquée. Aucun nom de comédiens n’a encore filtré également.

La production  de la toute première version du Cobaye prétendit que le film était basé sur une nouvelle de Stephen King (La Pastorale). L’histoire de ce récit est pourtant totalement différente du scénario du Cobaye. Le maître de la littérature fantastique ira même jusqu’à intenter un procès pour régler ce différend. Il souhaitait que son nom soit retiré de l’affiche. Stephen King a d’ailleurs gagné ce procès.

En cas de succès, ce programme en réalité virtuelle pourrait rebattre les cartes du marché et du mode de consommation des séries. La série Le Cobaye pourrait donner des idées à des sociétés de production et déboucher sur des projets fous dans les années à venir : Walking Dead, Star Wars, Game of Thrones, Breaking Bad, Better Call Saul et Plus belle la vie en formats courts pour des épisodes inédits et immersifs en réalité virtuelle !

Le Cobaye (Lawnmower Man) : Bande Annonce (VF)

Festival

Cannes 2026 : Histoires de la nuit, une fête sans surprise

"Histoires de la nuit" de Léa Mysius, en compétition à Cannes 2026, adapte le roman de Laurent Mauvignier en thriller rural haletant. Un huis clos tendu, formellement maîtrisé, qui convoque les fantômes du passé sans tout à fait atteindre la grâce envoûtante des Cinq Diables.

Cannes 2026 : L’Affaire Marie-Claire, à charge et décharge

Présenté en Séance spéciale au Festival de Cannes 2026, "L'Affaire Marie-Claire" de Lauriane Escaffre et Yvo Muller retrace le procès de Bobigny de 1972, où l'avocate Gisèle Halimi, incarnée par Charlotte Gainsbourg, fit le procès d'une loi contre l’avortement plutôt que de ses clientes. Sujet capital pour un résultat mitigé.

Cannes 2026 : De toutes les nuits, les amants – confessions philosophiques

Présenté à Un Certain Regard 2026, le quatrième long-métrage de Yukiko Sode, "De toutes les nuits, les amants", adapte le roman de Mieko Kawakami avec une élégance formelle indéniable, mais aussi avec une distance intellectuelle et contemplative qui maintient parfois le spectateur à l'écart de ce qu'il voudrait le plus ressentir.

Cannes 2026 : Ben’imana, le mur du silence

Premier film de Marie-Clémentine Dusabejambo, "Ben'Imana" aborde le pardon, la résilience et la transmission d'une douleur indicible au sein de la société rwandaise, profondément hantée par le génocide des Tutsis. Un drame rempli d'émotions, lauréat de la Caméra d'or, qui invite à s'unir dans l'humanisme au-delà des ethnies.

Newsletter

À ne pas manquer

The Christophers : le prix des âmes

Le dernier Soderbergh : grand petit film sur les affres de l'art au temps de son extrême marchandisation. "The Christophers" brasse avec finesse la question de la valeur d'une œuvre et de la place de l'artiste dans un monde qui fétichise la marchandise. Entre un vieux peintre cabotin et une jeune faussaire en quête de vengeance, Soderbergh opacifie savamment un scénario trop convenu pour mieux révéler les contradictions profondes des artistes, empêtrés entre beauté, gloire et compromissions.

Le Cuirassé Potemkine : cent ans de rage intacte

Cent ans après, "Le Cuirassé Potemkine" revient en salles avec une musique inédite signée Pet Shop Boys. Chef-d'œuvre du cinéma muet, le film d'Eisenstein n'a rien perdu de sa puissance subversive. La rage de ceux qu'on écrase n'a pas de date de péremption.

Ma famille chérie : entre tornade émotionnelle et grâce cassavetienne

Maelström d'émotions, caméra à l'épaule et visages en gros plan avec "Ma famille chérie". Isild le Besco signe un ouragan familial tendre et survolté, entre fulgurances cassavetiennes et grâce mélancolique d'Élodie Bouchez.

L’affaire Zanetti : Confessions d’une meurtrière

Dans un centre pénitentiaire italien, Elisa Zanetti, condamnée pour le meurtre de sa sœur, entame des entretiens avec un criminologue qui ravivent un passé familial trouble. Entre huis clos oppressant, flashbacks maîtrisés et performances intenses, le film interroge la portée réelle d’un travail de reconstruction face à un crime irréparable.

Le Passage : Sur la corde de l’humanité

Entre thriller haletant et drame humaniste, le premier long"métrage de Brandt Anderson plonge le spectateur au cœur de la crise des réfugiés syriens. "Le Passage" est une œuvre chorale, tendue et bouleversante dont la maitrise narrative ouvre sur une émotion absolue.
Gabriel M.
Gabriel M.https://www.lemagducine.fr/
Passionné de cinéma et de séries. Nostalgique des séances mythiques au cinéma Grand Ecran Italie 2 et des rencontres-projections cultes organisées par l’équipe de Panic Cinema (Lloyd Kaufman, Joe Dante, Uwe Boll). Admirateur de la qualité immersive des séances au Max Linder Panorama. De nombreux réalisateurs ont marqué mon expérience de cinéphile : Kubrick, Jarmusch, Romero, Carpenter, Argento, Fulci, Lynch, Cronenberg, Verhoeven, Cameron, Tsui Hark, John Woo ou plus récemment Julie Delpy et Guillaume Nicloux.

Le Robot Sauvage : critique du classique Disney par DreamWorks

Pour ses 30 ans, DreamWorks présente Le Robot Sauvage, un porte-étendard d’une industrie de l’animation en crise. Signé Chris Sanders, le studio transcende la simple rivalité historique avec Disney.

Papillon : l’enfer tropical

Avec "Papillon", Franklin James Schaffner plongeait le spectateur dans l’atrocité du bagne de Cayenne et brossait le portrait éblouissant d’une grande figure héroïque, injustement condamnée à perpétuité, et obsédée par l’évasion. Ou quand une idée fixe, une détermination farouche, constitue le sens d’une vie. Une réussite majeure du septième art, qui aborde les thèmes de l’endurance, de l’abnégation et ce qui peut lier deux hommes au-delà de leurs épreuves et souffrances communes.

« Le Mag du Ciné » recrute !

« Le Mag du Ciné » est à la recherche de rédacteurs-chroniqueurs passionnés, motivés et à qui il serait loisible de contribuer régulièrement (c'est-à-dire à raison d'au moins deux articles par mois) à ses diverses rubriques.